Journée internationale de la paix : une classe foraine pour sensibiliser

Les travaux y relatifs ont été lancés vendredi dernier à Obala, sous la présidence du sous-préfet de l’arrondissement et en présence de l’honorable Vincent de Paul Emah Etoundi.

Dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale de la paix, le Centre de documentation et d’information d’Obala a abrité vendredi, la classe foraine. Organisé à l’initiative du maire de la commune d’Obala, Simon Pierre Ediba, et en partenariat avec l’Ecole citoyenne et politique de Yaoundé (Ecpy), cet atelier avait pour objectif de renforcer les valeurs du vivre ensemble. » A cet effet, il fallait rappeler aux Camerounais en général et à la communauté d’Obala en particulier, la nécessité de vivre en paix avec les autres. Ceci à partir des réalités socio anthropologiques du Cameroun. Lesquelles imposent la prise en compte de la diversité de cultures devant nécessairement cohabiter. D’où le thème : « Multiculturalisme, vivre ensemble et gouvernance locale  
Pour mieux s’approprier ces valeurs, la leçon inaugurale du Pr Jean Emmanuel Pondi, coordonateur scientifique de l’Ecpy a été explicite. Articulé sur la compréhension des « fondements de la crise anglophone et ses répercussions sur la dynamique du vivre ensemble », cet exposé a dévoilé les causes profondes de cette crise sociopolitique. Le coordonateur est donc parvenu à la conclusion selon laquelle, le mal vivre ensemble auquel le Cameroun est sujet aujourd’hui plonge ses racines dans « l’ignorance, la peur de l’autre que l’on qualifie d’inconnu. C’est surtout l’instrumentalisation, la manipulation ». 
Pour en sortir, le Pr Jean Emmanuel Pondi a estimé que la solution est de rechercher les rudiments d’une paix positive « car le Cameroun est une exception dans le monde et en Afrique au regard de sa diversité culturelle et linguistique. » Des propos corroborés par le président du bureau exécutif de le l’Ecpy, l’honorable Vincent de Paul Emah Etoundi. Pour lui en effet, tous les Camerounais doivent devenir « des mendiants, des artisans et des apôtres de la paix ». Le choix d’Obala trouve ainsi sa justification, dans le fait que cette ville cosmopolite  a connu en avril 2019, une crise sociale où des populations autochtones et celles haoussa se sont affrontées avec morts d’hommes.
 

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