« Le Cameroun dispose des moyens pour faire face aux besoins des déplacés internes »

Paul Atanga Nji, minitre de l’Administration territoriale.

Monsieur le ministre, dans le cadre du Plan d’assistance humanitaire d’urgence, vous venez de séjourner dans les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest. Quel a été l’accueil du réconfort présidentiel par les déplacés internes ? 
Le bilan est largement positif. A Bafoussam, il y avait près de 4500 déplacés internes qui ont reçu le don du chef de l’Etat. A Bamenda, ils étaient près de 3000 à recevoir des matelas, des couvertures, des denrées alimentaires constituées de riz, la farine, du sucre, de l’Huile, des conserves, etc., des kits sanitaires. Dans ces deux villes, on a pu témoigner un engouement certain. A chaque fois, des familles ont été servies dans un premier temps mais la demande était forte. Nous étions obligés de repartir au magasin du Minat pour servir des déplacés jusqu’à pratiquement minuit. Ces populations déplacées m’ont demandé de transmettre au chef de l’Etat leur profonde gratitude pour ce don. C’est un plan qui se déroule normalement. Il est une preuve qu’il n’y a pas de crise humanitaire au Cameroun et que le pays dispose des moyens pour faire face aux besoins des déplacés internes et des réfugiés. 
A ce stade, quel est bilan faites-vous du déroulement du Plan d’assistance humanitaire d’urgence ?  
Nous sommes déjà à 14 mois de distribution non-stop où nous avons touché les six départements de la région du Sud-Ouest et les sept départements de la région du Nord-Ouest. Nous avons déjà distribué plus de 100 000 matelas, 150 000 couvertures et des centaines de tonnes de denrées alimentaires à 150 000 familles destinataires de l’aide du président de la République. Dans certaines localités, nous avons remis du matériel pour reconstruire des maisons, des engrais pour la reprise des activités agricoles. Par ailleurs, nous sommes encore dans la phase d’assistance mais le président de la République songe déjà à la deuxième phase qui sera dédiée au développement. Celle-ci permettra à tout un chacun de s’autogérer. 
Peut-on avoir le point sur la situation sécuritaire dans les deux régions visitées ? 
On peut dire qu’il y a un calme relatif dans ces deux régions. La région de l’Ouest est prise en tenaille avec les déplacés internes venant du département du Lebialem qui résident à Dschang, ceux issus du Ngoketunjia sont majoritairement à Foumbot et Bangourain, ceux venant de Santa, Akum, Batibo sont à Mbouda. Nous sommes très regardants sur ces personnes et les forces de sécurité veillent à ce que des terroristes ne s’infiltrent pas dans les rangs de ces populations qui ont besoin d’assistance. Il existe des poches de résistance qui continuent de poser des actes ignobles à l’instar de cette femme enterrée vivante la semaine dernière à Guzang. Les forces de défense et de sécurité, en tout état de cause sont aux trousses de ces criminels qui seront traqués jusqu’à leur dernier retranchement.    
 

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