Tribunaux : les avocats ont repris du service

Hier, dans les salles d’audiences de Yaoundé, les hommes en robe noire ont défendu les causes de leurs clients après cinq jours d’arrêt de travail.

Retour à la normale dans les tribunaux et les salles d’audiences de Yaoundé. Hier, les avocats du Cameroun ont repris du service après cinq jours de grève. Contrairement au 16 septembre dernier, premier jour d’arrêt de travail, la salle des avocats de la Cour d’appel du Centre de Yaoundé était pleine à craquer. Dans les couloirs de cette juridiction, on pouvait observer ces hommes en robe noire, plusieurs documents en main, faire des tours. On les a également aperçus en grand nombre, au Tribunal criminel spécial (Tcs). Dans les salles d’audiences également, les bancs à eux dédiés n’étaient plus vides. Notamment, dans l’affaire Bruno Bekolo Ebe quatre avocats étaient présents. Trois dans le camp du ministère public et un pour défendre la cause de l’accusé.  
Approché, un avocat explique que seul le président de l’Ordre a le droit de communiquer sur le sujet. Il ajoute néanmoins que « les activités ont normalement repris. L’observation de cette grève était prévue du 16 au 21, mais le 21 était un vendredi, c’est pourquoi nous reprenons ce lundi 23 septembre ». Concernant l’impact que cette interruption a eu sur leur travail, notre interlocuteur fait savoir : « Cette grève nous a pénalisés mais, elle était nécessaire. Pendant longtemps, nous avions l’impression de revendiquer dans le vide. L’observation de cette grève  a fait bouger les lignes. Une plateforme de dialogue a été mise en place entre avocats et gouvernement. Actuellement, nos préoccupations sont en cours d’examinations, en espérant que ces concertations porteront de bons fruits », explique l’avocat. 
Dans une résolution du 31 août dernier, les avocats ont annoncé un arrêt de travail le 16 septembre dernier pour une durée de cinq jours. Les revendications du Conseil de l’ordre des avocats, tenaient en trois points principaux. Notamment, la défense des droits de leurs clients, le fonctionnement des juridictions et enfin sur la « discourtoisie des officiers de police judiciaires à l’endroit des avocats ». Des griefs auxquels le gouvernement entend apporter des réponses à moyen et long termes. C’est ainsi qu’un groupe de travail ad-hoc a été mis sur pied pour examiner leurs préoccupations. Le 4 septembre dernier, lors de la dernière rencontre, le ministre délégué auprès du ministre de la Justice, Jean de Dieu Momo a souligné en ouvrant les travaux que le gouvernement était resté jusqu’ici ouvert aux préoccupations des avocats. Il est revenu sur les actes posés par le gouvernement en faveur de ceux-ci. 
 

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