Société

Sécurité alimentaire : la contribution du Japon

Le gouvernement nippon a offert environ 1,6 milliard de F au Programme alimentaire mondial pour soutenir les populations vulnérables du Septentrion et de l’Est, mercredi à Yaoundé.

Les populations vulnérables des régions septentrionales et de l’Est sont « en haut » jusqu’au mois de novembre prochain. Elles qui connaissaient déjà une baisse drastique de leur ration alimentaire voient le gouvernement japonais voler à leur secours, en octroyant un financement d’environ 1,6 milliard de F au Programme alimentaire mondial (Pam). C’était à l’occasion de la signature d’un accord entre l’ambassadeur du Japon, Tsutomu Osawa et le représentant du Pam, Abdoulaye Balde, le 25 septembre dernier au siège du Programme alimentaire mondial mercredi à Yaoundé. Dans les détails, ce soutien japonais qui cible 222 000 personnes vulnérables, particulièrement des élèves et des enfants atteints de malnutrition s’articule sur deux volets. 
Le premier correspond à la subvention des cantines scolaires des zones ciblées afin que les enfants puissent avoir des repas à l’école. Une manière pour le gouvernement japonais de lutter contre la sous-scolarisation dans ces régions et d’encourager les enfants à se rendre massivement à l’école. Cet élan vise aussi à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des enfants. Il s’agit d’un appui aux activités de prévention contre la malnutrition aiguë et modérée de ces enfants âgés de 6 à 59 mois et de ceux dont l’âge varie entre 24 et 59 mois. 
« Le Japon attache une importance particulière à l’assistance alimentaire. C’est pourquoi notre gouvernement a décidé de soutenir le Cameroun dans sa démarche en vue d’améliorer la situation alimentaire des populations vulnérables », a confié l’ambassadeur du Japon. Un geste de générosité qui arrive en temps opportun et salué par le Cameroun. « C’est avec joie que nous recevons ce soutien. Il y a environ un million de Camerounais qui ont besoin d’aide alimentaire. Nous étions vraiment dans une période difficile où on commençait à couper la ration réservée aux réfugiés et aux populations hôtes. Grâce à cette aide, nous pouvons continuer à nourrir les personnes dans  ces zones jusqu’au mois de novembre », a fait savoir Abdoulaye Balde, qui ne compte pas s’arrêter là. «  On va continuer à chercher des soutiens auprès des autres organismes afin de donner à manger aux gens qui en ont besoin », a-t-il conclu. 
 

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