Aide au développement : comprendre le troisième C2D

L’augmentation de la croissance et la création d’emplois parmi les actions prioritaires engagées pour un montant de 400 milliards de F

Le troisième Contrat désendettement et développement (C2D) et l’accord qui l’accompagnent comportent des spécificités bien différentes des deux premières phases. Tout d’abord son montant qui est de 400 milliards de F. C’est le contrat le plus élevé, les deux premières phases ayant bénéficié d’une enveloppe globale de 566 milliards de F, dont 352,7 milliards pour le premier et 214 milliards pour le second. La structuration et les objectifs de ce troisième C2D signé en 2016 sont également différents des deux premiers.  Ce troisième C2D est composé d’un volet dit normal, d’un montant de 236 milliards de F et d’un volet dit Effort additionnel de remboursement estimé à 162 milliards de F. C’est en substance l’information rdonnée récemment lors des « petits déjeuners du C2D », organisé à l’intention des médias par le secrétariat technique d’appui à l’exécution du C2D au Cameroun (State-C2D). Le thème retenu pour cette première édition est : « 3e C2D, enjeux et spécificités ». Selon Berthe Jeanine Tsafack, coordonnatrice du Stade-C2D, les enjeux du troisième C2D placent le défi de la croissance et de la création d’emplois au centre des actions en faveur de la réduction de la pauvreté.  Concrètement, il est question de préserver les acquis et d’assurer leur pérennisation à travers le transfert à l’Etat des dispositifs ayant fait leurs preuves. Il s’agit également d’impulser une dynamique de modernité aux régions périphériques et enfin, d’accorder une attention particulière aux populations, notamment aux jeunes et aux régions vulnérables.
Pour ce qui est des objectifs, l’on note que l’approfondissement des programmes ruraux déjà engagés viendra accélérer la transition vers une agriculture professionnelle génératrice de revenus et d’emplois. Dans le même temps, il y a la poursuite des projets urbains dans les villes de Yaoundé, Douala, Garoua, Bafoussam et Bertoua. Par ailleurs, la flexibilité du 3e C2D permettra une réalisation rapide et adaptable de ses programmes, dont l’accompagnement du pays dans la mise en œuvre de ses politiques publiques. Autre priorité, l’accomplissement des appuis budgétaires sectoriels, destinés aux secteurs sociaux. Au terme de ce 3e et dernier C2D, ce sont près de 1 000 milliards qui auront été investis dans l’économie camerounaise.

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