Lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme : Paul Biya au front

La participation du chef de l’Etat aux assises qui se tiennent depuis hier à Lyon (France), constitue une reconnaissance des efforts que le Cameroun mène dans la lutte contre ces pandémies, de même qu’elle marque sa détermination à accélérer le mouvement

La 6e  Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme ouverte hier à Lyon connaîtra son apothéose aujourd’hui avec l’organisation d’une plénière qui sera notamment marquée par l’annonce des contributions des donateurs pour la période 2020-2022. Cette séance qui aura pour cadre le Centre des Congrès de la Cité internationale de Lyon s’ouvrira à 9h (heure locale, soit 8h à Yaoundé) sera présidée par  le chef  de l’Etat français. Parmi les hôtes de marque du président Emmanuel Macron, cinq chefs d’Etat africains dont le président Paul Biya, qu’accompagne dans cette visite son épouse Chantal Biya, ambassadrice spéciale de l’ONUSIDA.
Les travaux se sont ouverts hier après-midi par une séance de plaidoyer  en faveur d’une plus grande mobilisation des financements en vue de l’intensification de la lutte contre  les épidémies de Vih-Sida, de tuberculose et de paludisme. Le président de la République, Paul Biya, a pris part à cette rencontre de haut niveau en compagnie de son épouse et en présence notamment de ses homologues de la RCA, du Burkina Faso et de Madagascar. Ainsi que des ministres français des Solidarités et de la Santé ; de l’Europe et des Affaires étrangères. La journée d’hier s’est achevée par un dîner offert par le président de la République française en l’honneur des chefs d’Etat, de gouvernement et de délégation. Le président Paul Biya y a pris part en compagnie de la première dame Chantal Biya. Une occasion qui lui a sans doute permis d’entamer des échanges avec ses homologues sur les questions d’intérêt commun. Des concertations qui devraient se poursuivre aujourd’hui en marge de la conférence du Fonds mondial
L’invitation du chef de l’Etat aux assises de Lyon dont l’importance n’est plus à démontrer traduit l’excellence de la coopération entre la France et le Cameroun. Elle constitue également la reconnaissance par la communauté internationale des efforts du Cameroun  dans la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. C’est grâce à ces efforts soutenus que le taux de prévalence du VIH-Sida a considérablement baissé, passant de 4,3% en 2011 à 3,4% en 2018. Pour y parvenir, le gouvernement a mis sur pied une politique volontariste qui se traduit par une augmentation constante du budget annuel de l’Etat consacré à la santé publique. Avec pour résultats : la multiplication des structures de dépistage et de prise ne charge des malades qui reçoivent gratuitement des médicaments. 
Quant à gestion des financements  mis à la disposition du Cameroun par le Fonds mondial, elle est globalement satisfaisante. L’on se rappelle que lors des  cycles 2014-2016 et 2017-2019, le Cameroun a reçu plus de 479 millions de dollars US soit plus de 278 milliards de F CFA. Aux  actions multiformes de l’Etat, il convient d’ajouter dans le cadre de la lutte contre le sida,  celles remarquables des différentes organisations non gouvernementales et autres associations créées et présidées par la première dame, Chantal Biya. Il s’agit entre autres de l’association panafricaine de lutte contre le  sida et les souffrances  en Afrique, Synergies africaines, du Centre mère et enfant de la Fondation Chantal Biya, premier projet pilote du Cameroun  dans la prévention de la transmission du VIH-Sida de la mère à  l’enfant, du Cercle des amis du Cameroun  qui soutient les efforts communautaires des femmes rurales et de nombreuses organisations non gouvernementales dans la lutte contre le sida. La première dame du Cameroun a par ailleurs lancé la campagne « Vacances sans sida ». Une initiative qui vise à sensibiliser les jeunes contre cette pandémie et à leur faire connaître leur statut sérologique. C’est cette action pluridimensionnelle qui lui a valu la reconnaissance internationale. Elle a été nommée ambassadrice spéciale de l’ONUSIDA. 
Au terme de la séance plénière qui se tient aujourd’hui à Lyon, les organisateurs espèrent la levée d’au moins 14 milliards de dollars US, soit plus de 8.330 milliards de FCFA en vue d’intensifier la lutte contre les pandémies du sida, de la tuberculose et du paludisme durant la période 2020-2022. Les ONG qui opèrent dans le secteur estiment que ce montant n’est qu’un minimum. Elles pensent que 16,8 à 18 milliards de dollars US seraient nécessaires pour cette période. A l’issue des travaux de ce jour, on saura si la communauté des donateurs composée des Etats, de la société civile et des privés à l’instar du milliardaire Bill Gates se montrera plus généreuse dans la campagne mondiale visant à sauver 16 millions de vies,  à éviter 234 millions d’infections, à réduire le nombre des décès, ainsi que les inégalités en matière de santé.

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