Bien que la production soit encore faible, des agriculteurs de Foumbot et de Koutaba pensent sérieusement à l’augmenter, en agrandissant notamment les parcelles de terre.
Pour le commun des Camerounais, le raisin est un fruit occidental dont la production ne se fait que dans les pays froids, notamment en Europe. Une idée que Serge Bertin Mvondo Bidima a vite fait de réfuter, puisqu’il s’est lancé dans la culture de raisin, de fraises et de pommes. Une activité qui, selon lui rapporte petit à petit. Ce qui lui fait dire que dans l’agriculture tout ou presque tout possible. Il suffit de s’informer. La preuve, il cultive bien les raisins sur les terres camerounaises. Avec un climat tropical favorable, la mise en terre des plants se passe sans grande difficulté.
Read also : Accès à la commande publique dès 2022 : la catégorisation sera obligatoireMais, le producteur a pris soin auparavant d’enrichir la terre de matières organiques. Six mois après, Serge Bertin Mvondo explique avoir procédé au greffage pour la multiplication des arbres fruitiers. « Nous avons reçu de beaux et bons fruits », se réjouitil. Il faut dire que la culture de raisins nécessite beaucoup de patience aussi. Au départ, elle s’est faite avec une dizaine de pieds seulement. Les expériences sont concluantes et donnent envie de continuer. A chaque saison, la production évolue avec une cinquantaine puis une centaine de pieds. Les parcelles se multiplient aussi. L’avantage ici est qu’on peut produire pendant toute l’année, pourvu que de l’eau soit disponible. Mais pour un départ, le producteur a opté pour deux saisons afin de mieux s’imprégner de la culture. Il est question aujourd’hui d’augmenter la production en passant d’une tonne par saison à 5 tonnes. « On pense surtout à multiplier les parcelles car la demande est sans cesse grandissante ». Raison pour laquelle Serge Bertin Mvondo Bidima songe sérieusement à demander une aide au ministère de l’Agriculture et du Développement rural pour le soutien de ses activités. Les partenariats étrangers sont également les bienvenus pour le financement de la production. Il faut noter que le producteur travaille avec une dizaine d’autres jeunes qu’il forme sur les bonnes pratiques agricoles au fur et à mesure. En dehors de lui, d’autres agriculteurs ont tenté l’expérience dans les villes de Foumbot et de Koutaba aidé par le climat assez doux et les terres fertiles. Des expériences jugées concluantes puisque l’aventure ne s’arrête pas. Des rencontres entre agriculteurs de ces coins se multiplient pour voir comment se constituer en coopératives et vulgariser la production
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