Alimentation, sécurité sanitaire des aliments : le gouvernement au four et au moulin

Les actions menées en vue d’assurer une alimentation de qualité aux populations ont été présentées à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation célébrée mercredi, 16 octobre 2019 à Yaoundé

Le Cameroun a célébré mercredi, 16 octobre 2019, la Journée mondiale de l’alimentation (JMA). La célébration était couplée à la Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments (JISSA), habituellement commémorée le 7 juin. Cette année, la nature des aliments que consomment les populations était au centre des intérêts. D’où le thème : « Eduquer les populations à une alimentation de qualité, équilibré et abordable pour un avenir meilleur ». Lors de la célébration au Palais des Sports de Yaoundé, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), Gabriel Mbaïrobe, a souligné l’importance de l’accès à une nourriture saine et nutritive par les populations pour la développement. Etant entendu que, d’après l’Organisation mondiale de la santés, la sécurité sanitaire contribue à la santé humaine et à la prospérité économique. De même, près de 600 millions de personnes tombent malades et 420 000 meurent chaque année, après avoir ingéré de la nourriture infectée.

Seulement, souligne le ministre, les facteurs tels que les troubles sociaux et les inondations que connaissent le pays créent une disparité régionale des vivres. Ce qui conduit les consommateurs vers une alimentation moins saine, présentant des risques chimiques microbiologiques et donc, des risques de maladies. Pourtant, comme l’a relevé, Athman Mravili, représentant résident de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, le Cameroun regorge d’une variété importante de ressources agropastorales.

Sécurité alimentaire et sécurité sanitaire des aliments étant étroitement liées, le gouvernement a mis en branle un ensemble de mesures visant à assurer une alimentation de qualité aux populations. D’après Louisette Clémence Bamzok, directeur du développement de l’agriculture au Minader, Gabriel Mbaïrobe a pris des décisions visant à renforcer les capacités des agriculteurs déplacés du fait de la crise au No-So. « Pour la campagne agricole 2019, nous leur avons distribué des semences de maïs et mis sur pied des champs semenciers de manioc », a-t-elle relevé. Au-delà de ces actions, le Minader s’attèle à viabiliser les bassins de production en construisant des pistes rurales et des forages. Les ressources animales qui rentrent aussi dans l’alimentation, font quant à elles l’objet d’un accompagnement du ministère de l’Elevage, des Pêches et des industries animales (Minepia). Ici, un plan d’action se résumant à la facilitation d’acquisition des intrants et à la protection sanitaire des cheptels été mis en place. Le Minepia procède à la vaccination des cheptels bovins, caprins et porcins, distribue des parentaux à fort potentiel de reproduction et autorise des importations d’intrants.

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category