Gestion des fréquences radioélectriques : le Cameroun veut mettre de l’ordre

Des mesures pour une utilisation rationnelle de cette ressource ont été évaluées au cours de la 18e session du comité d’attribution ouverte jeudi, 17 octobre 2019 à Yaoundé

Le spectre des fréquences radioélectriques est défini comme un intervalle continu de fréquences limité par une fréquence inférieure et une autre supérieure. D’après Joseph Nsongan, Inspecteur général chargé des questions techniques au ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel) cette ressource du domaine public de l’Etat se fait de plus en plus rare. Son partage et son utilisation sont soumis à des exigences de rigueur dans l’intérêt de toute la communauté des utilisateurs. C’est ce qui explique la mise sur pied du Comité interministériel d’attribution des bandes de fréquences radioélectriques (Ciabaf), avec pour mission de veiller au strict respect de ces exigences et de minimiser les risques de brouillage. Mais selon l’inspecteurgénéral, cette mission est de plus en plus délicate, du fait du boom des réseaux sociaux, de l’augmentation des applications dans les communications électroniques mobiles et de la sécurité publique.

La 18e session du Ciabaf ouverte hier à Yaoundé sous la présidence de Joseph Nsongan a justement constitué l’occasion pour les membres, venus de diverses administrations, d’évaluer la feuille de route 2019. Laquelle consistait entre autres en la finalisation de l’assainissement des sites radioélectriques tels que celui du Mont Mbankolo, la réalisation d’une mission de contrôle de l’utilisation des fréquences, l’évaluation de la mise en oeuvre des technologies mobiles de 3e et 4e générations, ainsi que l’étude sur les enjeux de déploiement de la 5e génération. Selon Raymond Ayene, sous-directeur de la gestion des fréquences à l’Agence de Régulation des télécommunications (ART) des mesures ont été prises pour minimiser les risques de brouillage. Parmi celles-ci, l’acquisition d’équipements de contrôle des fréquences qui contribuent à l’assainissement du spectre de fréquences. Il y a également des contrôles de conformité et une identification des utilisateurs non autorisés. Les clandestins seront d’après lui, appelés à obtenir des titres pour l’exploitation des fréquences suivant une démarche qui implique une demande de licence d’infrastructure, de création d’une radiodiffusion ainsi qu’une demande de fréquence à déposer à l’ART. La session qui prend fin ce vendredi, 18 octobre 2019 intervient également dans un contexte marqué par la tenue de la Conférence mondiale des radiocommunications prévue le 22 octobre prochain en Egypte. « Il s’agira aussi pour les membres d’apprécier le niveau de préparation du Cameroun qui devra faire entendre sa voix lors de ces assises », a affirmé Joseph Nsongan

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