Lutte contre l’ulcère de Buruli : le Cameroun va coordonner la recherche

Le Centre pasteur succède à l’Institut de médecine tropicale d’Anvers qui assumait le rôle de coordination des actions et de diagnostic dans la région d’Afrique subsaharienne.

La première réunion du Réseau des laboratoires chargés du diagnostic moléculaire de l’ulcère de Buruli a eu lieu lundi dernier au Centre Pasteur du Cameroun à Yaoundé. C’était sous la présidence du représentant du bureau de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), le Dr Phanuel Habimana. Des experts venus de plusieurs pays d’Afrique ont partagé leurs expériences sur cette maladie tropicale négligée. Elle n’est pas très connue mais quand elle affecte la peau et qu’elle n’est pas diagnostiquée à temps, elle s’étend, laisse des séquelles graves. Au Cameroun, plus de 500 cas d’ulcère de Buruli sont confirmés chaque année. Les chercheurs se penchent sur les diagnostics pour mieux assurer sa prise en charge. 
Selon les présentations faites pendant ces assises, il apparaît que l’ulcère de Buruli varie en fonction des années. Il y a beaucoup de challenges, tel que l’a relevé le Pr. Elisabeth Carniel, directeur général du Centre Pasteur.  « On ne sait toujours pas quel est le vecteur de la maladie. Du coup, plusieurs questions restent sans réponse. Pourtant, pour améliorer le diagnostic et traiter la maladie, il est très important de mieux la connaître. En tout cas, si on peut faire le diagnostic le plus vite et le mieux possible, coordonner pour l’ensemble des pays d’Afrique, nous ferons un pas en avant et nous allons tout faire pour y arriver », a assuré le directeur du Centre Pasteur. 
Le choix porté sur le Cameroun pour abriter ce symposium n’est pas un hasard. En effet, le Centre Pasteur du Cameroun va succéder à l’Institut de médecine tropicale d’Anvers en Belgique, qui assurait la coordination des actions et de diagnostic de l’ulcère de Buruli dans la région d’Afrique subsaharienne. Le Cameroun appuiera ainsi les autres Etats membres dans la recherche et le diagnostic. Le représentant du bureau de l’Oms, en saluant les importantes contributions du pays dans les recherches sur cette maladie, s’est dit reconnaissant au ministère de la Santé publique et au Centre Pasteur d’avoir accepté de jouer le rôle de leader et de coordination pour confirmer le diagnostic moléculaire de l’ulcère de Buruli. Le pays a été félicité pour son engagement dans la lutte contre cette maladie endémique présentée comme problème de santé publique qui affecte le plus les enfants. 
 

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