Coopération Cameroun-France : le soutien de Paris réaffirmé

Reçu hier au Palais de l’Unité par le président de la République, Paul Biya, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian a rappelé la disponibilité de son pays à accompagner les efforts d’apaisement au Cameroun

A hôte de marque, décor des grands jours ! C’est un Palais de l’Unité revêtu de ses plus beaux atours qui a accueilli hier en début d’après-midi, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Jets d’eau, tapis rouge, éléments du Groupement d’honneur de la Garde présidentielle sabres au clair et accueil sur le perron par le ministre, directeur du Cabinet civil de la présidence de la République, Samuel Mvondo Ayolo. Pour cette première rencontre à Yaoundé, avec le président de la République, depuis sa nomination au Quai d’Orsay, le ministère français des Affaires étrangères, le 17 mai 2017, Jean-Yves Le Drian a eu droit à tous les égards dus à son rang. Ce à quoi, il s’est du reste montré sensible à l’issue des soixante-quinze minutes d’entretien avec le président Paul Biya : « Le président Biya a bien voulu me décorer comme Grand officier de l’Ordre de la valeur et je suis très sensible à cela ». L’hôte du président de la République a du reste souligné que cette rencontre se tenait à un moment particulier. Parce que celle-ci « s’inscrit dans le prolongement de l’entretien qu’a eu le président Biya avec le président Macron il y a quelques jours à Lyon ». On se rappelle en effet qu’en marge de sa participation aux travaux de la 6e Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, le président de la République a eu un tête-à-tête avec son homologue français le 10 octobre dernier.

Ainsi donc, si la visite au Cameroun en ce moment du ministre français des Affaires étrangères se situe dans le prolongement de cet entretien, elle intervient par ailleurs à une période qui doit donner une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale. « Je suis ici pour dire combien la France voudrait, avec le Cameroun, être dans une phase de relance d’une relation historique très forte qui va trouver maintenant une nouvelle dynamique » a indiqué M. Le Drian. Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères a salué « la réconciliation en marche » au Cameroun. « Nous souhaitons accompagner les efforts d’apaisement qui ont été développés depuis quelques semaines à la suite du Grand dialogue national pour que le Cameroun retrouve sa sérénité » a indiqué l’hôte du président Paul Biya. Et pour cela, son pays a de nombreux atouts à faire valoir : « l’expérience de notre collaboration depuis de nombreuses années, mais aussi le fait que nous avons aussi l’expérimentation de la décentralisation, une des leçons du Grand dialogue national porte sur ce point ». Les capacités de la France dans le domaine de la construction des infrastructures et même de la sécurité n’étant pas en reste, de son point de vue. Prié de dire un mot sur la sécurité des installations diplomatiques du Cameroun en France qui ont été l’objet d’actes d’incivisme en janvier dernier au mépris des dispositions de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques, Jean-Yves Le Drian s’est voulu rassurant : « Je ne suis pas inquiet sur la sécurité à venir des personnels diplomatiques du Cameroun à Paris. Nous sommes entrés dans une phase de relance et évidemment, la sécurité des diplomates est indispensable ». C’est donc auréolé de sa distinction de Grand officier de l’Ordre national de la valeur que le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères a quitté le Palais de l’Unité à la tête de la forte délégation qui l’accompagnait, et dans laquelle se trouvait l’ambassadeur de France au Cameroun, S.E. Christophe Guilhou. Sous la forte pluie qui a arrosé la capitale camerounaise

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