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Lycée bilingue d’Ebone : comment prévenir les agressions

Une réunion de crise tenue mardi, le proviseur et sa fille, victimes de malfrats dans la nuit du 22 octobre, actuellement sous soins.


La jeune Tabi E., élève en Form 5, fille d’Adolphe Tambe, proviseur du lycée d’Ebone, dans le département du Moungo, région du Littoral, va mieux, après l’agression qu’elle a subie, en compagnie de son père, dans la nuit du 21 au 22 octobre dernier au domicile familial. Toutefois, elle reste internée dans une formation sanitaire de la ville de Douala. Le chef d’établissement, quant à lui, était ce jeudi 24 octobre à l’hôpital régional de Nkongsamba, pour y recevoir des soins également. Il doit aussi se rendre à l’hôpital général de Douala, afin d’effectuer un scanner, suite aux coups de machette reçus à la tête.
Selon des informations obtenues par votre journal, suite à ce braquage, une réunion de crise s’est tenue mardi dernier entre le sous-préfet de Nlonako, Faustin Bengono, le délégué régional des Enseignements secondaires pour le Littoral, Guillaume Njenji Edjang, et d’autres responsables. Il en ressort notamment que la hiérarchie au niveau du Minesec doit être saisie, afin que le problème d’insécurité soit rapidement et durablement résolu. Il se trouve que le lycée d’Ebone, vieux de 20 ans, n’a par exemple pas de clôture. Même chose pour le domicile du proviseur.
Ainsi, toujours d’après des informations recueillies par CT, c’est le quatrième proviseur qui se fait braquer par des malfrats dans cette localité. D’ailleurs pendant le dernier forfait en date, les bandits ont reproché au proviseur, à qui ils demandaient de l’argent, d’avoir fait réparer le plafond de son domicile de fonction, leur passage de prédilection. Avant de l’assommer avec des coups de machette, les malfrats ont également lancé des menaces contre le surveillant général, lui reprochant... sa sévérité envers les élèves.
Il faut rappeler que c’est faute d’avoir de l’argent chez lui qu’Adolphe Tambe et sa fille, 15 ans, ont été violentés au cours de ce braquage dans la nuit du 21 au 22 octobre. Les agresseurs étaient deux, armés de machettes.
 

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