Société

Quintuplés de Bafoussam : la survivante a quitté l’hôpital

C’est en bonne santé que bébé Marie-Reine et ses parents ont pris congé de l’équipe médicale jeudi dernier à l’hôpital régional.

2,5 kg. C’est le poids qu’affiche, ce jeudi 24 octobre, Marie-Reine Tieudem Tchoumo, la survivante des quintuplés mis au monde le 10 août dernier à l’hôpital régional de Bafoussam. Un dernier check-up confirmant sa bonne forme et une petite cérémonie d’au revoir ont précédé sa sortie de l’hôpital. Cette survivante des quintuplés nés à 30 semaines avec des poids variant de 0,980 g à 1,18 kg a été suivie en permanence et est passée par tous les états. Tout comme les quatre autres décédés, ce bébé de Annie Chedjou et Félix Tchoumo, qui était l’unique des cinq à avoir plus d’un kilogramme à la naissance (1,18 kg), est restée dans une couveuse, a reçu des transfusions sanguines pour soigner des anémies causées par des hémorragies digestives, et d’autres soins appropriés pour structurer ses diverses cellules, tissus et organes afin de compenser la grande prématurité observée à sa naissance. « Ce nourrisson est en pleine santé au moment de sortir de l’hôpital et sa croissance est normale », a rassuré le pédiatre, Dr Gisèle Aimée Njindam Limen, épouse Abega
« Tout le personnel médical de l’hôpital s’est mobilisé en faisant fi des heures supplémentaires pour assurer le suivi de ce bébé qui a bénéficié d’une gratuité couvrant sa nutrition, ses médicaments et l’ensemble des soins. Nous avons aussi bénéficié de l’appui du ministre de la Santé publique », soutient le Pr George Enow Orock, directeur de l’hôpital régional de Bafoussam.
Sur instructions du ministre de la Santé publique, les Professeurs Tetanye Ekoe (pédiatre) et Robinson Mbu Enow (gynéco-obstétricien), ont conduit à Bafoussam des délégations d’experts qui ont accompagné les spécialistes en place, précise le délégué régional de la Santé publique pour l’Ouest. « Nous avons, par cette réussite, prouvé que la science médicale a évolué dans cet hôpital régional qui a réussi à arracher à la mort, un bébé qui médicalement avait des chances de survie réduites à 3% selon les estimations propres aux pays hyper modernes », affirme Dr Daouda Chinmoun.
Au moment de la séparation, des cadeaux et une enveloppe d’appui ont été remis aux parents de l’enfant. Le directeur a exhorté ces derniers à réduire l’exposition de leur fille aux infections, et de veiller à ce que cet enfant respecte le planning de vaccination.
 

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