Tchad: N’Djamena au ralenti

A l’appel d’une coalition des partis de l’opposition invitant à une journée ville morte, la capitale tchadienne a connu mardi une activité plutôt modérée. 

L’opposition tchadienne avait appelé à une journée ville morte mardi à N’Djamena pour dénoncer la crise que traverse le pays depuis plusieurs mois déjà et demander le départ des autorités. Mais, cet appel a eu peu d’impact à cause de l’interminable grève qu’observent plusieurs syndicats et associations de fonctionnaires qui réclament le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaires. Quelques commerces étaient ouverts et des taxis circulaient à travers les rues de la capitale. Dans les établissements privés, les élèves ont tout simplement été priés de retourner à la maison. Alors que les établissements scolaires publics restent toujours fermés depuis le 15 septembre dernier, jour de rentrée scolaire. Les enseignants du public ayant décidé de ne pas retourner dans les classes tant qu’ils n’auront pas encore perçu leurs salaires. Dans les hôpitaux publics, des sources affirment que c’était le service minimum syndical hier à N’Djamena. 
 Réunie au sein du Front de l’opposition nouvelle pour l’alternance et le changement (FONAC), une coalition des partis politiques, l'opposition tchadienne voulait protester contre les mesures d’austérité prises par le gouvernement pour faire face à la crise que traverse le pays, suite à la chute des cours de pétrole. «Nous lançons cet appel pour soutenir les populations victimes. 
Depuis près de trois à quatre mois les fonctionnaires ne sont pas payés, les bourses sont suspendues, les enfants ne vont pas à l’école, a lancé Saleh Kebzabo, député et leader de l’opposition tchadienne. 
Le gouvernement qui se dit bien conscient de la crise que traverse actuellement le Tchad, a fait savoir que le mouvement initié par l’opposition participe plus de l’opportunisme politique. «Nous pensons que l’appel à une journée nationale ville morte lancé par certains membres de l’opposition, est plus le fait d’un opportunisme politique qui au-delà des difficultés sociales que l’on a en ce moment profite de la situation pour désorienter les consciences sociales. Le Tchad fait énormément d’efforts pour redresser la situation et nous avons depuis quelques jours une sortie en perspective parce que le paiement des salaires a repris, des négociations avec les partenaires sociaux sont en cours», rassure Madeleine Alingué, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.  
 

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