Société

Cancer du sein : les bienfaits d’une bonne prise en charge

Une campagne de sensibilisation sur le traitement de cette maladie s’est tenue hier à l’Hôpital général de Yaoundé.

Ambiance morose hier matin au service oncologique de l’Hôpital général de Yaoundé (HGY).  A l’entrée du pavillon, hommes et femmes malades de cancer attendent. Ils sont là pour leur séance de chimiothérapie. Dans les salles d’hospitalisation, des malades en souffrance. Ils sont rongés par la douleur. Pour certains en phase terminale, la tristesse se lit tout de suite sur le visage. D’autres par contre, malgré la douleur, demandent à l’équipe de CT de sensibiliser au maximum sur cette maladie. « Vous devez tout faire pour conseiller aux femmes de se faire consulter régulièrement. J’ai été négligente et je n’y croyais pas jusqu’à ce que je me retrouve ici diagnostiquée d’un cancer du sein », confie Hélène. G, patiente. Dans la salle d’à côté, des hommes aussi atteints du cancer. Moins nombreux que les femmes dans ce service mais touchés par la même douleur.
Cette scène fait partie du quotidien dans ce service. En ce mois d’octobre, baptisé Octobre rose, le Pr. Paul Ndom, Oncologue et chef du service, a organisé hier au sein de l’Hôpital général, une activité de sensibilisation et d’information sur le cancer du sein. Pour lui, il faut rompre certaines barrières (sorcellerie) pour intégrer que cette maladie existe et qu’on en guérit. « Le cancer du sein est un cancer grave. Mais c’est un cancer curable. On peut le prévenir, il se dépiste aisément », explique le spécialiste. 
Pour preuve, plusieurs hommes et femmes ayant guéri et en voie de guérison de cette maladie sont venus témoigner. C’est le cas d’Hélène. P, 40 ans. Elle a subi il y a deux ans une ablation de son sein droit. « J’avais un abcès sous mon aisselle droite. Mais quand je suis venue à l’hôpital, le docteur m’a demandé de faire plusieurs examens, notamment la mammographie, le test de cœur. Quand je suis revenue avec les résultats, le médecin m’a annoncé que ce n’était pas un abcès, mais le cancer du sein. Il m’a été donné de suivre un traitement de huit mois », raconte-t-elle. Hélène aujourd’hui a retrouvé le sourire. Elle sait qu’elle est hors de danger et continue de prendre des médicaments.
Les causes de cette terrible maladie sont connues. Les spécialistes parlent d’hérédité liée aux anomalies génétiques, du manque d’exercice physique et de la consommation de graisses. L’hôpital général de Yaoundé est le plus grand service qui s’occupe de ce cancer. Sur 1000 cas recensés dans cet hôpital 34% soufrent de cancer du sein. Alors que les cancers du foi, du ganglion entre autres, sont en dessous de 15%.
 

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