Protection du journaliste : des gilets de reportage distribués

Près de 70 membres du syndicat ont reçu une partie de la dotation du Système des Nations unies samedi à Douala.

Le 2 novembre 2019 était journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes. Une date instaurée par l’Organisation des Nations unies (Onu), correspondant au jour de l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes de RFI tués au Mali. Au Cameroun, pour marquer le coup cette année et quelques jours avant la commémoration, le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) s’est rapproché du bureau local du système des Nations unies (SNU) afin d’obtenir des gilets de reportage marqués « Presse », pour une meilleure protection et identification des journalistes en activité sur le terrain. Requête à laquelle le SNU a accédé en octroyant 300 gilets au Snjc.
Une partie de ces équipements de signalétique professionnelle « Presse », 70 environ, sur lesquels on retrouve aussi le logo du Snjc, a d’une table-ronde sur le thème « Protection et sécurité des journalistes au Cameroun » à Douala. En présence d’Allegra Baiocchi, coordonnateur résident du système des Nations unies pour le Cameroun, et Henri Log Goueth, représentant du délégué régional du ministère de la Communication dans le Littoral. Cette cérémonie rentre, selon Denis Nkwebo, président du Snjc, dans le cadre d'un processus de sécurisation des membres du syndicat à travers le pays. Ainsi, la distribution s'est poursuivie le même jour dans la section syndicale du Sud-Ouest, à Buea, et va continuer dans les autres régions.
A côté de cette remise de gilets, la table-ronde a été l'occasion d’évoquer la situation des journalistes dans le monde et au Cameroun. Selon les chiffres donnés par Mme Baiocchi, un journaliste est tué tous les quatre jours et dans neuf cas sur 10, le crime reste impuni. De l'avis de Denis Nkwebo, « toute la problématique de cette journée internationale porte sur les mesures que les Etats, dont le Cameroun, doivent prendre pour que les journalistes travaillent en toute sécurité, sans limitation aucune pour leur activité. Cette protection et cette sécurité incombent également aux entreprises qui emploient les journalistes. » 

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