Bafoussam : l’axe Evêché-Cami coupé

Un affaissement de terrain a créé des fissures sur la chaussée depuis une semaine, la rendant impropre à la circulation

Depuis quelques jours, des embouteillages sans fin sont observés au lieu dit « carrefour Total d’en bas », dans l’arrondissement de Bafoussam I. Que ce soit en matinée ou en fin d’après-midi, se frayer un chemin n’est pas facile. La traversée de la ville à ce niveau est encore plus difficile pour les automobilistes souhaitant se rendre dans le département du Noun. Ils doivent user de patience. Et pour cause, non seulement, les travaux d’aménagement de la voirie urbaine de Bafoussam dans le cadre des préparatifs de la CAN 2021 entraînent ces désagréments, mais plus encore, depuis que la chaussée sur l’axe Cami Toyota-Evêché s’est fissurée à plusieurs endroits, la circulation est devenue difficile. « Nous qui empruntions cet axe pour rallier l’entrée de la ville, nous sommes obligés de contourner par le Carrefour Total d’en bas, avec toutes les difficultés que vous pouvez imaginer », se plaint un riverain.

Cette chaussée fissurée a même fait le tour des réseaux sociaux, au même moment que l’éboulement de Gouache, certains Camerounais laissant croire à un tremblement de terre à Bafoussam. Il n’en est rien. Selon François Zebaze, ingénieur de Génie civil et délégué régional de l’Habitat et du Développement urbain pour l’Ouest, on constate « qu’il y a un écoulement souterrain qui lessive les éléments fins du sol et crée des vides. Le poids et la densité des véhicules circulant sur cet axe drainent les couches supérieures vers les couches inférieures pour remplacer les vides créés par le lessivage du sol. C’est un phénomène qui a commencé depuis près d’un mois et qui apparaît en grandeur nature sur la chaussée par des fissurations et l’ouverture de la route. »

Comme solutions, explique notre interlocuteur, il faut enlever entièrement toute la terre qui a été souillée puisque le sol de la route doit être porteur et quand un sol n’est plus porteur, la route ne peut plus supporter la circulation. C’est pourquoi dans l’urgence, « il faut décaisser entièrement la route, purger ce mauvais sol, mettre en place un drain conséquent pour canaliser cette source qui est un phénomène naturel prenant naissance dans cette zone, le drainer et reconstituer le sol de la route de manière successive, c’est-à- dire avec du bon matériau, au-dessus duquel nous aurons un sol de fondation régulièrement compacté mis en place. Après le sol de fondation, nous aurons une couche de base pour reconstituer le corps de la chaussée et après un revêtement en béton bitumineux comme celui qui est en place maintenant pour permettre la circulation des personnes et des biens comme il se doit», conclut notre source.

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