Approvisionnement en énergie électrique : l'Est bientôt alimentée en quantité

Grâce à la construction d’un poste d'interconnexion d'Abong-Mbang qui démarre le 15 novembre, le réseau de cette région sera connecté à celui du Sud.


Elle est un peu le parent pauvre en matière de réception de l'énergie électrique au Cameroun. La région de l'Est, seule dans son réseau interconnecté, uniquement alimentée par le thermique, broie du noir. 10 milliards de F par an, c'est ce que coûte l'approvisionnement en gasoil des centrales thermiques qui permettent aux populations d’avoir l’énergie électrique. Raison pour laquelle le gouvernement a pensé à la construction de l'usine de pied de Lom Pangar qui devra produire, au terme de sa construction, 30 MW de puissance sur le réseau interconnecté Est. Mais bien en deçà de la demande actuelle qui est de 60 MW. 
Depuis hier donc, le ministre de l'Eau et de l'Energie (MINEE) a entamé une visite des sites de construction de deux lignes transport de l'électricité de 225 KV entre Yaoundé et Abong-Mbang, puis entre Nkongsamba et Bafoussam ainsi que des ouvrages connexes. C'est par la région de l'Est que Gaston Eloundou Essomba a commencé son périple, précisément au poste d'interconnexion d’Abong-Mbang. C'était en présence de Joseph LE, ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, et du directeur général de la Sonatrel, Victor Mbemi Nyaknga. « Je suis ici pour vous dire que le chef de l'État a décidé de relier le réseau interconnecté Sud et le réseau interconnecté Est. Le travail consiste en la construction d'une ligne de Yaoundé (Ahala) jusqu'à Doumé. L'énergie qui va partir des barrages va arriver à cet endroit », a expliqué le Minee. Il était donc surtout là pour un plaidoyer en directions des populations impactées par ce projet qui, selon l'entreprise indienne Kalpataru,  démarre le 15 novembre prochain pour une durée de 27 mois. « Le projet est financé par Eximbank Inde qui a fixé un chronogramme des activités en exigeant la libération des emprises avant la mise à disposition du financement. Si nous laissons passer cette opportunité, elle sera difficile à rattraper. Compte tenu de la spécificité de cette région, il est important que les travaux commencent. Les indemnisations suivront dans les plus brefs délais », a poursuivi le ministre. Autre bonne nouvelle, pour ce qui est de l'électrification rurale, d'autres projets développés avec la Banque mondiale et EDC vont permettre de doter une centaine de villages d'énergie électrique. 
La suite du périple du Minée l'a conduit dans les autres localités impactées par ce projet, notamment dans la commune d'Atok où 21 villages seront itouchés sur un linéaire de 50 km. Il a tenu le même langage aux populations. 
 

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