Trafic illicite de médicaments : le traitement monte en dose

Une formation sur la lutte contre le fléau lancée à Douala ce 11 novembre par le gouverneur du Littoral, représentant le Minfi.

Il faut davantage sévir contre les trafics illicites de médicaments, qui font beaucoup de mal en Afrique, et donc au Cameroun. Raison d’être d’un séminaire de cinq jours ouvert ce lundi 11 novembre à Douala, sous l’égide du ministère des Finances, avec à la manœuvre l’administration des douanes. « Plus de 40% des médicaments en circulation en Afrique subsaharienne » sont dans le circuit du trafic illicite des médicaments, rappellera le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, ouvrant les travaux au nom du ministre des Finances.
Cette statistique fait de la région susmentionnée « la plus touchée au monde » par ce fléau, relèvera le représentant du Minfi. Ce qui donne l’ampleur du défi à relever, surtout que derrière ce trafic se tient le crime organisé. Et que les produits pharmaceutiques douteux sont dangereux pour la santé des populations, en plus d’être à même d’induire une perte de confiance dans l’efficacité des produits pharmaceutiques.
Au Cameroun et en Afrique centrale plus particulièrement, la situation est « préoccupante », dira Georges Mendouga, chef secteur douanes Littoral 1, représentant le directeur général des douanes du Cameroun. « Si le ministre des Finances a bien voulu faire venir au Cameroun des experts de l’Organisation mondiale des Douanes [Omd, Ndlr], c’est pour que la lutte soit véritablement accélérée », ajoutera-t-il, avant d’indiquer que le trafic connaît une certaine intensité ces derniers temps. « On enregistre de plus en plus des saisies de faux médicaments, des réseaux de vente de faux médicaments. Il est donc question d’accélérer la lutte », va encore dire le représentant du directeur général des douanes.
Et vu que les trafiquants et autres contrebandiers ne cessent de trouver de nouvelles manières d’opérer, les agents en charge de la lutte doivent également s’ajuster sans cesse. L’appui de l’Omd, pour la formation ouverte hier, est donc la bienvenue. Maurice Adefalou, responsable du programme « Droit de la propriété intellectuelle santé et sécurité à l’Omd se voudra rassurant : « Nous mettons à la disposition de nos membres des outils, des instruments pour, d’une part, faciliter le commerce licite, et, d’autre part, lutter contre le commerce illicite. En l’occurrence, les faux médicaments, pour lesquels l’Omd a un programme dédié ».
Le constat aujourd’hui, selon l’Omd, c’est que pour aller de l’avant dans cette lutte, il faut que toutes les parties prenantes (douanes, justice, autorités sanitaires, forces de l’ordre…) communiquent, engagent une synergie d’actions, afin d’aller au-delà de tout ce qui se fait actuellement.

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