« Nous allons passer à la répression »

Naseri Paul Bea, gouverneur de la région du Centre.


Comment va se dérouler la campagne d’encadrement de la circulation des motos-taxis que vous venez de lancer dans la ville de Yaoundé ? 
Nous allons travailler pendant une semaine. Nous pourrons prolonger les opérations jusqu’à  ce que ces motos-taximen s’habituent au respect du nouveau règlement. Vous avez certainement constaté que le centre-ville respire sans ces motos-taxis depuis hier. Nous avons demandé aux autorités administratives et aux forces de maintien de l’ordre d’identifier les points interdits pour empêcher l’infiltration des motos-taxis. Ce mardi étant la première journée nous avons préféré commencer par la sensibilisation. Car jusqu’à présent, nous supposons que certains ne sont pas encore au courant de ce nouveau règlement. C’est pourquoi hier matin, les forces du maintien de l’ordre les ont juste empêchés de circuler sur les axes interdits. Mais dès ce mercredi, nous allons passer à la répression, lorsqu’un chauffeur de moto-taxi tentera de franchir la zone interdite, son engin sera saisi et envoyé en fourrière jusqu’à ce que le propriétaire paye une amende à la Communauté urbaine. Vous avez constaté que ce matin, certains ont fait de la résistance, notamment à Obili, Melen, Mendong et autres, mais ils ont rapidement été maîtrisés. La résistance est normale mais nous savons qu’ils vont finir par comprendre.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle opération est lancée. Qu’est-ce qui fait la particularité de celle-ci ? 
Nous avons réduit les points de restriction par rapport à l’arrêté conjoint du préfet et du délégué du gouvernement. Nous avons donc mis une boucle pour que le centre-ville, les quartiers Omnisports-Bastos et quelques autres soient libérés des motos-taxis. La police municipale qui était suspendue va reprendre son travail en collaboration avec les forces du maintien de l’ordre sous la supervision des autorités administratives. Je voudrais demander aux conducteurs de motos et aux populations de nous aider à garder notre ville propre, car nous allons accueillir de grands évènements dans quelques mois. Il faut présenter une image reluisante de notre capitale.
Après cette opération de recadrage de l’activité des motos-taxis à Yaoundé, y a-t-il un accompagnement des conducteurs de motos ? 
Après cette opération, nous allons identifier tous ces chauffeurs de motos-taxis et nous allons les former notamment sur le Code de la route et l’importance de la sécurité. Nous avons demandé aux maires de les encadrer dans ce sens. Vous savez que la plupart des chauffeurs de motos viennent de l’arrière-pays, et ne maîtrisent pas la ville et certaines règles de sécurité de base. Au terme de notre opération, il sera important de mettre en place ces modules de formation à leur intention. 
 

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