Centrafrique: vive tension à Bria

Les violents affrontements ont opposé lundi dernier dans cette localité deux factions rivales de l’ex-Seleka.

Des corps gisaient encore au sol mardi dernier à Bria où de violents combats ont opposé, la veille, deux factions rivales de l’ex-Seleka. Pendant plusieurs heures, cette ville diamantifère située à 400 km au Nord-Est de Bangui a vibré au son d’armes lourdes qui tonnaient de partout. D’un côté, l’UPC composée majoritairement de Peuls et de l’autre, le FPRC constitué de Goulas, s’affrontaient après plusieurs mois de tensions. Le bilan varie d’une source à l’autre. Les groupes armés parlent d’au moins onze personnes tuées. Alors que des sources humanitaires sur place à Bria avancent le chiffre de 30 morts.  Ces dernières affirment qu’au moins 5 000 personnes ont trouvé refuge aux abords de la base de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA) prise pour cible dimanche par le FPRC qui accuse les forces onusiennes d’avoir tué le général Yaya Scout, l’un de ses principaux leaders. 
Une accusation formellement démentie par la force onusienne qui, dans un communiqué, fait plutôt savoir que «la base de la MINUSCA a été la cible de tirs de la part d’éléments du FPRC avant que les Casques bleus ne ripostent et ne les expulsent de la zone. Par ailleurs, un Casque bleu a été légèrement blessé sur un autre terrain». La MINUSCA qui a appelé à la fin immédiate des hostilités, a d’ores et déjà fait savoir que les deux belligérants seront tenus pour responsables des violences sur les civils.
Par ces affrontements, les deux mouvements rebelles viennent faire voler en éclats l’accord signé la semaine dernière. A travers cet accord placé sous la médiation des dignitaires musulmans de Bria, les deux factions de l’ex-Seleka s’engageaient chacune à retirer les renforts qu’elles avaient fait venir dans cette ville où elles sont bien implantées. Dans la région, l’on craint que les combats s’étendent à d’autres villes où l’UPC et le FPRC sont également bien implantés. Notamment Bambari, fief d'Ali Darass, le chef de l'UPC, où le FPRC dirigé par Noureddine Adam est également présent. 
 

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