Transformation digitale : comment les banques s’adaptent

La première édition de la Matinée de la finance organisée hier à Yaoundé s’est penché sur le sujet.

Aujourd’hui, la digitalisation s’impose à tout secteur économique. Un changement majeur  auquel les banques devraient elles aussi s’adapter. Pour qu’elles réussissent leur transformation digitale, la navigation à vue est à proscrire. Elles devraient chercher à savoir ce qu’elles veulent faire réellement en tant que banques. Le positionnement de deux banques n’étant pas le même partout, les besoins peuvent varier d’une institution à une autre. Pour une transformation digitale complète, il est question d’opérer une refonte totale du processus. De ce fait, les banques camerounaises se voient obligées de repenser par exemple la relation client à travers une stratégie bien réfléchie, alliant réel et digital.    
Le sujet était au centre des débats hier à Yaoundé lors de la Matinée de la finance organisée par l’Association des professionnels des établissements de crédit du Cameroun (Apeccam). Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze qu’accompagnait son homologue des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng présidait cette rencontre avec comme invités, des responsables de banques et autres institutions financières. Le thème retenu à propos est : « Comment réussir la transformation digitale du secteur bancaire ?». Selon Auguste Bertrand,  directeur général de Sopra Banking, il n’y a pas une, mais des transformations digitales. Pas question d’opter juste pour le fonctionnement traditionnel de la banque et le digitaliser. « C’est une refonte totale du processus qu’il faut », insiste-t-il. Il s’agit remodeler les étapes de gestion de la banque. « Que ce soient les consultations, les gestions de crédit, les demandes de prêts, les négociations des assurances, les analyses et même l’accueil, toutes ces composantes devraient être gérées sans la présence physique. 
Pour le directeur général du groupement interbancaire de l’Afrique centrale, Valentin Mbozo’o,  la plupart des banques camerounaises sont numérisées aujourd’hui à 100%. Seulement, il y a ce qu’on appelle le niveau de digitalisation. Il est non seulement important que toutes les opérations soient faites en ligne mais aussi, il est primordial d’étendre le système à tous les services. L’objectif final étant que tous soient interconnectés. D’après Alphonse Nafack, président de l’Apeccam, la digitalisation est bien au centre de toutes les opérations aujourd’hui. Il conclut : « Avec le smartphone, on fait tout. Si les banques et la régulation ne suivent pas ce phénomène, les transformations qui pourront être faites en vue de changer notre écosystème ne pourraient pas être suivies ».
 

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