Motos-taxis de Douala : l’impératif de bonne conduite

Appel du Minat à des responsables syndicaux de ce secteur vendredi 15 novembre, avant une descente au marché Mboppi.

575 sacs de femmes arrachés en un mois à Douala. Plus de 200 cas de passagers déroutés de leur destination à des fins d’agression. Le tout imputable à des motos-taxis. Ces données sont contenues dans des rapports de police et de gendarmerie qu’a compulsés le ministre de l’Administration territoriale (Minat). Paul Atanga Nji les a révélées lors d’une rencontre de sensibilisation avec des responsables de syndicats de motos-taximen, ce 15 novembre dans les services du gouverneur du Littoral à Douala. Au total donc, s’agissant de la capitale économique, on enregistre, chiffre préoccupant, plus de 800 agressions mensuelles, perpétrées par des individus allant à moto. Opérant seuls ou en équipe.
« J’ai pensé qu’il était important qu’on en parle. Vous exercez un métier noble, vous aidez beaucoup de gens, mais parmi vous se sont infiltrés des bandits de grand chemin », a déclaré le Minat aux représentants des motos-taximen. Il est donc plus que temps de mettre fin aux agissements des agresseurs sur deux-roues. C’est en tout cas ce que le Minat a indiqué à ses interlocuteurs vendredi, les appelant à assainir leurs rangs, au risque de voir l’opprobre s’étendre à toute la profession.
« Aidez-nous à vous aider », a martelé le Minat. « Les gens se plaignent chaque jour ! Il vous appartient de mettre de l’ordre au sein de votre profession », a-t-il ajouté. Ceci passe, entre autres choses, par la systématisation du port des chasubles numérotées, par l’identification, par le respect des zones interdites, etc. En outre, les conducteurs en règle, qui n’aspirent qu’à faire leur travail, doivent dénoncer aux autorités tout sujet suspect dans leurs rangs. Sur un autre plan, Paul Atanga Nji a invité les motos-taximen à plus de civisme, à plus de pondération dans leurs interactions avec les autres usagers de la route. Encercler une voiture et en menacer le conducteur parce qu’il y a eu un accrochage avec un moto-taximan par exemple, est un comportement à bannir. « Vous devez sensibiliser vos adhérents », a encore insisté le Minat.
Après cette rencontre, le Minat s’est rendu au marché Mboppi, qui a enregistré un incendie le mardi 12 novembre dernier. Sur le site, les restes de planches calcinées, les gravats et autres enchevêtrements de fils électriques ont retenu l’attention du ministre. Au terme de cette inspection des lieux, Paul Atanga Nji aura regretté, entre autres choses, l’encombrement des voies d’accès.

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