Forum international de Dakar : union pour la paix et la sécurité

Des solutions opérantes pour contrecarrer énergiquement le terrorisme sont attendues de la rencontre ouverte hier dans la capitale sénégalaise.

Le forum international de Dakar, ouvert lundi, 18 novembre 2019 dans la capitale du Sénégal, est un rendez-vous de tous les espoirs. La présence de plusieurs hommes d’Etat en dit long. Trois membres du gouvernement français ont fait le déplacement : Edouard Philippe, Premier ministre, Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères et Florence Parly, ministre des Armées. A leurs côtés Macky Sall, le président hôte et son homologue, invité d’honneur, le Mauritanien Mohamed Ould Ghasouani. Depuis hier, il est question de défense, de paix, de sécurité. Le sujet préoccupe d’autant plus que des raids de djihadistes deviennent réguliers et particulièrement meurtriers dans les pays où la surveillance militaire est renforcée. Le Mali et le Burkina Faso ont récemment perdu plusieurs dizaines de personnes dans les frappes. Le forum pose donc le problème des « défis du multilatéralisme » dans ces domaines. Et le choix de ce thème est justifié : « Les Etats africains dépendent grandement des Occidentaux pour préserver la paix chez eux. Cette dépendance n’est pas seulement financière. Nous avons besoin aussi d’équipements, de savoir-faire dans la lutte contre la cybercriminalité... La surveillance de nos frontières avec des moyens électroniques est aussi un domaine où nous avons besoin de soutiens occidentaux. D’où l’importance d’une approche de travail collectif », explique le général Amadou Anta Guèye, directeur du Centre des Hautes études, de défense et de sécurité qui assure la direction de la commission scientifique du Forum.

Le forum de Dakar était perçu jusqu’ici comme une rencontre ouest-africaine, limitée à la famille francophone. Cette perception est corrigée lors de la présente édition. L’expertise a été diversifiée. « 70 spécialistes des domaines liés à la sécurité et au développement ont été invités. 70% de ces experts sont d’origine africaine. Ils sont arabophones, anglophones, lusophones, en provenance du Nigeria, d’Afrique du Sud, d’Ethiopie », confie le général Guèye. Mais la grande attente reste les propositions des solutions fortes à appliquer par les pays pour combattre la violence qui plombe l’Afrique.

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