Présidentielle en Guinée-Bissau : l’affiche du second tour

Simões Pereira, candidat du Parti pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap Vert et Umaro Sissoco Embaló celui du Mouvement pour l’alternative démocratique s’affronteront le 29 décembre prochain.

Après trois jours d’attente, la Commission électorale nationale (CNE) de Guinée-Bissau a levé le suspense hier sur le premier tour de l’élection présidentielle de dimanche dernier. Selon les résultats provisoires rendus publics, Domingos Simões Pereira (56 ans) vient en tête avec 40,13% des suffrages valablement exprimés. Candidat du Parti pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap Vert (PAIGC), cet ancien Premier ministre est suivi par Umaro Sissoco Embaló (47 ans), porte-étendard du Mouvement pour l’alternative démocratique (MADEM G-15) qui totalise 27,65 des voix. Les deux finalistes s’affronteront le dimanche 29 décembre prochain dans le cadre du second tour de ce scrutin. José Mário Vaz, président sortant, arrive en troisième position avec 12,41% des voix. L’ancien Premier ministre, Carlos Gomes Júnior n’a obtenu, quant à lui, qu’environ 2% des suffrages. Ces chiffres font également état d’un taux d’abstention supérieur à 25%.
Du côté des observateurs internationaux, l’on salue le bon déroulement du processus. Malgré certaines «irrégularités» signalées par José Mário Vaz,  la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a, par le biais de sa mission d’observation conduite par Soumeylou Boubeye Maïga, ancien Premier ministre malien, jugé fiable ce scrutin. « Aucun incident majeur n’a été observé (…) les insuffisances relevées ne sont pas de nature à entacher la crédibilité du scrutin », a-t-il relevé. Mais, compte tenu du doute qui persiste sur la capacité des dix autres candidats recalés à accepter le verdict des urnes, l’organisation sous-régionale a d’ores et déjà mis en garde d’éventuels fauteurs de troubles sur sa capacité à intervenir, le cas échéant, dans ce pays réputé pour sa vieille tradition de coups d’Etat. « Nous avons une force d’attente. Nous interviendrons comme nous sommes intervenus par ailleurs pour rétablir l’ordre », a prévenu Francis Behanzin, commissaire pour les affaires politiques et de sécurité de la CEDEAO.
 

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