Présidentielle en Côte d’Ivoire : Ouattara, candidat si…

Selon le chef de l’Etat, si ses principaux adversaires Bédié et Gbagbo sont partants, il briguera un nouveau mandat en 2020.


En clôturant samedi à Dabakala la visite d’Etat qu’il effectuait depuis mercredi dans la région du Hambol, le président ivoirien s’est longuement étendu sur l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Au cours du meeting de clôture Alassane Ouattara a réitéré sa volonté de passer la main l’année prochaine, mais à une seule condition : si ses deux principaux protagonistes que sont Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo, même s’il ne les nomme pas, ne sont pas en course. « La Côte d’Ivoire appartient aux prochaines générations. Mais comme je vois des hésitations au niveau de certains de ma génération, c’est pour ça que je n’ai pas annoncé ma décision. Mais soyez rassurés, mon intention est bien de transférer le pouvoir à une nouvelle génération. Mais, mais, mais… Attention ! Je veux que tous ceux de ma génération comprennent que notre temps est passé. Et que nous devons tous nous mettre de côté. Alors si eux décident d’être candidats, je serai candidat », a-t-il déclaré. 
Mais, le président Ivoirien a surtout tenu à rassurer ses concitoyens quant aux dispositions prises pour un bon déroulement des opérations. « Tout se passera dans la paix, il faut arrêter de faire peur aux Ivoiriens. Tout va bien se passer en 2020, je peux vous donner cette assurance en tant que chef suprême des armées. La Côte d’Ivoire est en sécurité et ceci continuera parce que, bien évidemment comme en 2015, les élections seront libres, transparentes et démocratiques », a rassuré M. Ouattara. « Je veux qu’on sache que le temps d’exclusion des candidats est derrière nous. C’était du passé, cela n’était pas la démocratie. Nous devons faire en sorte que les Ivoiriens choisissent librement, leurs candidats au sein des partis et les indépendants qui vont s’affronter le 31 octobre 2020 », a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, il a invité ses compatriotes à oublier la présidentielle 2010 qui pour lui n’est qu’un mauvais souvenir. « 2010 a été terrible pour tous les Ivoiriens, parce que le pays était divisé. Nous avions deux armées, nous avions deux « camps », mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas (...) Mais par la grâce de Dieu, j’ai fait un bon rêve. Je sais comment les choses vont se faire. Je continue de prier pour que mon rêve soit réalité. Donc vous pouvez me faire confiance. La Côte d’Ivoire est en paix et elle va demeurer en paix et je sais que chacune et chacun de vous contribuera à cette paix. Parce que sans paix, les progrès réalisés au cours des huit années n’auraient pas être réalisés», a-t-il conclu.
 

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