Renouvellement de la carte de presse : plus de 1 000 dossiers examinés

La Commission nationale en charge de délivrer ce document professionnel s’est réunie le 29 novembre dernier à Yaoundé.

L’engouement autour de la carte de presse est réel. C’est à cette conclusion qu’est arrivé Séverin Tchounkeu, président de la Commission nationale en charge de délivrer ce document professionnel, octroyant aux journalistes camerounais une certaine crédibilité dans l’exercice de leur métier. « 1 145 cartes ont été délivrées par le passé, et pour cette séance, nous sommes cette fois-là autour du même chiffre, si ce n’est plus », signale le président. Le 29 novembre dernier au ministère de la Communication à Yaoundé, les membres de cette instance ont eu « un millier de dossiers à examiner sur la table, entre les renouvellements et les demandes d’établissement de nouvelles cartes », a précisé Séverin Tchounkeu. Toutes ces requêtes n’ont pas eu un accueil favorable durant cette session. Au terme de l’assise, 30 dossiers ont été rejetés.

D’un côté, il y a une grande sollicitation de la Commission. D’un autre, elle reste d’avis qu’il faut maintenir la mobilisation auprès des hommes et femmes de la presse, beaucoup se montrant encore dubitatifs sur l’utilité de cette carte d’identité professionnelle. L’actuelle carte est peut-être entrée en vigueur en 2016, mais il faut qu’elle rentre à présent dans les habitudes. « La carte de presse est inhérente à la profession de journaliste, surtout dans le contexte actuel de notre pays, où dans les zones de crise, celui-ci peut être identifié grâce à elle. Et c’est avec ce document délivré par la Commission nationale que nous pouvons le défendre et certifier qu’il fait bel et bien partir de notre corps de métier. Sur le terrain, elle permet de marquer la différence entre le journaliste en situation professionnelle et le commun des citoyens », a rappelé Séverin Tchounkeu. C’est pourquoi il a insisté sur la sensibilisation des institutions et des organisations professionnelles sur la nécessité de détenir ce document. Cette séance de travail a eu la particularité d’intervenir après une dérogation spéciale, prorogeant d’un an le terme d’utilisation de la carte de presse, celleci ayant une valeur de deux ans. « Nous invitons tous ceux qui n’ont pas encore déposé leurs pièces de s’atteler à le faire, car il sera de plus en plus difficile de travailler en tant que journaliste sans carte de presse dans les jours à venir au Cameroun », prévient le président de la Commission, qui rappelle que les patrons de médias et leurs troupes ont suffisamment été sensibilisés à ce sujet

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