Rutile à Akonolinga : l’exploitation démarre bientôt

Le cahier de charges, signé vendredi entre le ministre en charge des mines et le groupe Eramet, permettra à ce dernier d’entamer les travaux sur ce gisement.

Le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt), Gabriel Dodo Ndoke a signé vendredi à Yaoundé, le cahier de charges avec le groupe minier et métallurgique français Eramet. Cette signature est l’ultime étape d’un processus d’attribution de permis de recherche sur le bloc rutilifère d’Akonolinga dans le département du Nyong-et-Mfoumou, région du Centre. Il est question aujourd’hui pour cette société, de finaliser les recherches qui ont débuté depuis quelque temps sur ce site d’Akonolinga. Au bout de ces études, le groupe entrera effectivement dans la phase d’exploitation du rutile. Le budget estimé pour ce projet est de 2,4 milliards de F. Il va servir entre autres à la réalisation de travaux de géologie, d’analyse de faisabilité et autres pour le moment.

Selon Gabriel Dodo Ndoke, la ville d’Akonolinga doit se préparer à accueillir cet important projet minier qui va générer de nombreux emplois sur place et bien d’autres bénéfices au niveau local. « L’impact sera plus mesurable en termes d’emplois et d’apport dans le budget du Cameroun lorsque l’activité commencera », explique le Minmidt. Il faut dire que le rutile, cette sorte de sable minéralisé, a déjà été exploité au Cameroun il y a plusieurs décennies, mais de manière artisanale. Le potentiel du pays est estimé à environ 2,8 millions de tonnes, dont 500 000 pour la localité d’Akonolinga.

Pour Bruno Faour, administrateur général d’Eramet, cette signature est l’aboutissement d’un long processus engagé avec les autorités du Cameroun il y a un peu plus d’un an. « C’est un moment très important pour nous, parce que cette signature du cahier de charges nous permettra de démarrer les premiers travaux dans les prochaines semaines, plus précisément entre mi-décembre et mi-janvier », se réjouit-il. Avec ce document, le groupe Eramet lance en effet un processus de travaux sur trois ans, pour déterminer quel est le potentiel exact de ce gisement. L’entreprise parle également de retombées multiples pour les populations riveraines du projet, en fonction de la production. « Nous exploitons les mines depuis de nombreuses années à travers le monde entier, et nous veillons toujours à avoir une politique de responsabilité sociétale et environnementale extrêmement calée sur les meilleurs standards internationaux », a conclu Bruno Fouar

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