Deux Lionnes à CT

Aboudi Onguene et Ejangue Siliki, capitaine et vicecapitaine de l’équipe nationale de football féminin, étaient mercredi, 11 décembre 2019 à la rédaction de Cameroon Tribune.

Mercredi très animé à Cameroon Tribune. mercredi, 11 décembre 2019, Gabrielle Aboudi Onguene et Augustine Ejangue Siliki, respectivement capitaine et vice-capitaine des Lionnes indomptables, ont rendu une visite de courtoisie aux journalistes du quotidien national. Les deux footballeuses ont pu goûter à un séjour de stars façon Sopecam : une interview grandeur nature, menée par l’ensemble de l’équipe de CT, avec en tête Martin Badjang ba Nken, directeur de la rédaction. Comme sur une pelouse de football, les Lionnes ont maîtrisé leurs débats. Visiblement détendues, ces deux vedettes du ballon rond ne semblaient pas impressionnées par ce groupe de journalistes assoiffés d’informations croustillantes. Malgré la pluie de questions, la conversation s’est déroulée en toute convivialité. Plus d’une heure d’entretien durant laquelle on découvre que Mme Onguene a de la répartie. Elle est au rebond sur tous les sujets abordés, sans aucun complexe. La capitaine des Lionnes a bien compris les règles du jeu. Franchise, sincérité et une bonne dose d’humour, pour un échange réussi. « On est terre-à-terre », fera même remarquer un des journalistes.

Dans cette ambiance bon enfant, on a parlé de la carrière en solo de la capitaine Onguene : son classement dans le Top 5 des meilleures joueuses en lice pour le Ballon d’or africain ; sa prorogation de contrat avec le club russe du CSKA Moscou ; ou encore les trophées OG7 Awards lancés récemment par elle dans l’objectif de valoriser les footballeuses locales. Onguene et Siliki ont permis à tous de revivre les coulisses des grands moments de leurs dernières échéances, entre qualification pour les Jeux Olympiques et participation à la dernière Coupe du monde en France. Sur ce deuxième point, elles ont fait leur mea culpa concernant les incidents du huitième de finale particulièrement émouvant contre l’Angleterre, chamboulé par les contestations des décisions de l’arbitre et de la VAR (assistant vidéo de l’arbitrage). « Il y avait des joueuses en larmes. Avec le recul, pour des professionnelles, cette attitude n’était pas la meilleure », reconnaît Aboudi. Abordant un volet plus positif, les Lionnes ont souligné les efforts faits par la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) et l’Etat, pour donner plus de moyens à l’évolution du foot féminin, en termes de championnat et d’organisation de la CAN féminine en 2016. « L’une des meilleures à laquelle j’ai pris part », affirme Siliki. Se servant d’anecdotes marrantes - comme ces bouteilles d’eau qu’elles devaient transporter sur la tête à leurs débuts à l’équipe nationale de l’hôtel au stade d’entraînement - elles ont souligné que le progrès était en marche. « Je note que le championnat féminin de première division a 12 équipes à présent. Et maintenant chez les Lionnes, pour nos déplacements, nous avons un bus à notre disposition », preuves avancées par Ejangue Siliki, pour témoigner de l’ampleur qu’a prise le football féminin au Cameroun ces dernières années.

Parlant de la relève, les capitaines en sont persuadées : « Elle est assurée ». Leur certitude se base sur le talent des jeunes générations, mais également sur l’intérêt que les exploits des Lionnes seniors ont réveillé auprès de la population, des décideurs et même de la presse, qui assure désormais une médiatisation certaine au football féminin. Au final, un moment instructif et plaisant, apprécié aussi bien par les journalistes de Cameroon Tribune que par ces Lionnes indomptables, invitées de marque de la rédaction.

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