Lutte contre le tabagisme : des entreprises font de la résistance

Les industries de cigarettes, en majorité, torpillent les textes règlementaires, selon la Coalition Camerounaise de lutte contre le tabac (C3T).

Selon la Coalition camerounaise de lutte contre le tabac (C3T), huit marques de cigarette sur 21 présentes sur le marché local sont conformes à la règlementation. Laquelle exige aux producteurs de procéder au marquage sanitaire graphique sur les emballages. Il s’agit de l’apposition des images de maladies liées à la consommation du tabac sur le paquet de cigarette. La règlementation dispose que ladite image doit couvrir au moins 70% de la surface externe de la face arrière de l’unité de conditionnement.
Depuis juin 2019, date d’entrée en application de l’arrêté conjoint Minsanté-Mincommerce du 3 janvier 2018 fixant les modalités de conditionnement et d’étiquetage des produits du tabac commercialisés au Cameroun, le bilan fait état d’une évolution mitigée. « Le bilan est timide et progressif. Il varie d’un opérateur à l’autre parce que certains industriels ne se conforment pas à la norme. De l’autre côté il y a ceux qui se sont totalement conformés. De manière globale, ce n’est pas encore la satisfaction souhaitée », a indiqué Prince Mpondo, responsable communication de C3T.
Cette progression timide se justifie non seulement par le non-respect des textes en vigueur par certains industriels mais aussi par l’absence d’une loi anti-tabac au Cameroun. Un projet de loi y relatif a été déposé il y a plus de dix ans. A en croire les responsables de C3T, nombre d’entreprises empêchent l’application des décisions par le biais de multiples plaintes remettant en cause le nouveau conditionnement.
Aujourd’hui, le marché de la cigarette se caractérise par la cohabitation entre nouveaux et anciens conditionnements. Quid des consommateurs ? Selon une étude réalisée en 2013-2014 par l’Oms, l’Institut national de la Statistique et le Minsanté, plus d’un million d’adultes consomment les produits du tabac. D’après la même étude, près de 7 millions de Camerounais sont des fumeurs passifs, et plus de 10% de la population âgée de 13 à 15 ans consomme régulièrement ces produits. Un taux au-dessus de la moyenne africaine qui se situe 

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