Extrême-Nord : deux nouveaux chefs militaires en poste

Le Mindef a installé le général de division Saly Mohamadou et le général de brigade Jules César Essoh, respectivement à la tête de la quatrième région militaire interarmées et de la quatrième région de gendarmerie.

Alors que Boko Haram était déjà à bout de souffle et que les activités économiques reprenaient progressivement dans la région de l’Extrême- Nord, la secte terroriste semble reprendre du poil de la bête depuis un an. Dans les départements du Mayo- Tsanaga, du Mayo-Sava et du Logone-et- Chari (et la zone du lac Tchad), les combattants de cette nébuleuse font parler d’eux par des attaques sporadiques et surtout par des prises d’otages. C’est dans ce contexte de la prégnance de la menace terroriste qu’arrivent les nouveaux commandants de la quatrième Région militaire interarmées et de la quatrième Région de gendarmerie dont les postes de commandement sont basés à Maroua. C’est par Maroua que le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense (Mindef), Joseph Beti Assomo a entamé vendredi dernier la série d’installation des nouveaux chefs militaires nommés le 5 décembre dernier.

A Maroua, la prise de commandement du nouveau commandant de la quatrième Région militaire interarmées (ComRmia 4) et celui de la quatrième Région de gendarmerie (ComRg 4) s’est déroulée à la place des fêtes de la ville, en présence d’une foule nombreuse. Le Mindef a prescrit comme mission principale au général de division Saly Mohamadou et au général de brigade Essoh Jules César, d’inverser la tendance de la menace Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord. Avant lui, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Maroua, Bakari Robert a souhaité que la région sorte définitivement de la zone orange afin que les populations se sentent protégées et vaquent paisiblement à leurs occupations. Les deux officiers généraux ont donc du pain sur la planche. Leur tâche n’est certes pas aisée mais pas insurmontable.

Pour réussir leurs missions, Joseph Beti Assomo leur a prescrit une feuille de route au contenu clairement défini. Ils devront, de concert avec les autorités administratives, réactiver et s’associer les services des comités de vigilance en essoufflement depuis quelque temps. Ils ont également reçu pour consigne d’assurer de manière optimale la sécurisation de toutes les opérations électorales du double scrutin municipal et législatif du 09 février prochain. Le Mindef les a enjoints surtout de veiller à la bonne gestion des droits des hommes placés sous leur commandement pour éviter « ces récurrentes récriminations » liées aux primes et autres avantages octroyés par le haut commandement aux soldats.

Au regard de leurs profils et de leurs cursus, les nouveaux ComRmia 4 et ComRg 4 sont en mesure de répondre aux attentes de la haute hiérarchie militaire et des populations. Joseph Beti Assomo a présenté le général de division Saly Mohammadou comme un officier général expérimenté, disposant d’un état de service impressionnant. Après avoir passé 13 ans à la tête de la deuxième région militaire interarmées, il est aujourd’hui le doyen de tous les commandants des régions militaires interarmées du Cameroun. Né le 21 mars 1961, le général de brigade Essoh Jules César est issu de la promotion « Vigilance » de l’Emia. En 2017, il est promu général de brigade et nommé par la même occasion directeur général de l’Ecole internationale des Forces de sécurité et de défense d’Awae.

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