Disparition d’enfants : attention, danger !

De nombreux avis de recherche sont lancés tous les jours par les familles, sans aucune nouvelles de leurs petits. La police conseille pourtant des méthodes préventives.

Depuis le 10 décembre dernier, Alexandre T. est sans nouvelle de son fils unique de 8 ans, élève dans une école privée au quartier Oyom-Abang à Yaoundé. Un cas qui vient se greffer à la longue liste des enfants disparus. Au point où un forum : « Retrouvons nos enfants » a été crée sur le réseau social Facebook. En défilant sur le mur de cette page, on constate que, dans la période du 20 novembre au 10 décembre, une dizaine de parents ont posté des avis de recherche de leurs enfants. Le cas le plus récent est celui de la petite Christelle Onana, 14 ans, élève en classe de quatrième au lycée de Biyem-Assi, portée disparue depuis le 30 novembre dernier. Sa mère indique qu’elle est allée se coiffer ce samedi-là, mais elle n’a plus jamais rejoint le domicile familial au quartier Biyem-Assi jusqu’à ce jour. La photo du jeune Warren âgé de 13 ans trône également dans ce forum. Le message qui l’accompagne indique qu’il est porté disparu depuis le 2 décembre dernier aux environs de 6 h45. Il est allé acheter du pain comme chaque matin et jusqu’aujourd’hui, il est  toujours introuvable. « Il n’a pourtant pas l’habitude de traîner dehors. Nous ne comprenons pas ce qui se passe » explique sa mère Elisabeth Sanda joint au téléphone et qui espère qu’il se porte bien. 
Comme Elisabeth Sanda, bon nombre de  familles et de parents font face à de telles difficultés. De  l’autre  côté,  Louise T., n’a plus jamais revu sa petite fille de 8 ans depuis  sa  dernière sortie  des  classes,  il  y  a quelques jours au quartier Mballa II.  «  Elle  est  partie  à l’école comme tous les matins et n’est plus jamais revenue. A  l’école,  son  maître  a indiqué qu’elle est partie avec ses  camarades  comme  d’habitude. Nous avons lancé des avis de recherche et nous attendons puisque personne n’a rien signalé jusqu’ici », confie la  génitrice.  
Toutes les histoires de disparition ne se terminent pas mal plusieurs enfants sont également retrouvés. Dans la nuit du 20 novembre, deux fillettes, 6 et 8 ans sortant d’Elig-Edzoa ont été retrouvées au carrefour Mvog-Mbi. Heureusement, elles ont été conduites au poste de police par des personnes de bonne volonté. Le lendemain, leur mère les a récupérées, expliquant qu’elle est employée dans une boîte de nuit, elle les avait laissées en sécurité à la maison. Elles sont sorties pour se rendre chez leur grand-mère au quartier Nkoabang, et elles se sont perdues en chemin, a expliqué l’inspecteur, Djibril Etovom, en service au poste de police de Mvog-Mbi. Face à ces cas de disparitions similaires et de plus en plus nombreux. De quoi inciter les parents à adopter des méthodes préventives. Certains n’hésitent pas à aller chercher leurs enfants jusqu’en âge bien avancé à la sortie des classes. D’autres limitent leur espace de jeux dans un périmètre proche du domicile et où ils peuvent toujours les avoir en visuel. D’autres encore les sensibilisent, en leur demandant de ne pas parler à des inconnus, ou à crier de toutes leurs forces si quelqu’un qui ne leur est pas familier s’approchent d’eux. Même si elles ne parviennent pas à résoudre définitivement ce phénomène de disparition, ces gestes pourraient aider à le résorber. Du côté des forces de l’ordre, on conseille aux parents de faire preuve de plus de vigilance, surtout en cette période de fin d’année. 
 

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