Recherche et exploitation minières : de l’urgence d’appliquer les textes

Au cours d’un atelier le 4 décembre dernier au Haut- Commissariat de Grande-Bretagne, la nécessité d’une règlementation forte a été abordée, à l’initiative d’un cabinet d’avocats.

Le Haut-Commissariat de Grande-Bretagne souhaite faciliter les investissements des capitaux de son royaume dans le secteur minier au Cameroun. De l’expérience du président de la  Chambre de commerce de cette chancellerie au Cameroun, « des investisseurs, bien qu’ils souhaitent injecter des capitaux dans l’exploration et l’exploitation minières au Cameroun, ont du mal à le faire du fait entre autres des lourdeurs administratives préjudiciables à leurs investissements», a révélé Elias Pungong. C’était au cours de l’atelier consultatif organisé le mercredi 4 décembre 2019 à Yaoundé par le cabinet d’avocats Amadagana and Partners, en collaboration avec le Haut-commissariat de Grande-Bretagne au Cameroun. 
Des points de vue et expériences des entrepreneurs miniers camerounais et étrangers et du ministère en charge des mines, tous sont d’avis sur un point : la nécessité pour le Cameroun de mettre en place une règlementation en matière d’exploration et d’exploitation minières.
« En 2016 un nouveau Code minier a été promulgué. Nous sommes en train d’élaborer les textes d’application de cette loi », a expliqué Gerard Beleke, représentant du ministre des Mines. Ces textes, les investisseurs en ont besoin pour accéder à des capitaux. « La présentation d’un permis de recherche ou d’exploitation conditionne notre accès aux financements. Sans ce décret d’application, il nous est impossible de les obtenir. Les investisseurs préfèrent aller dans des pays plus accessibles, ce qui est regrettable, au vu du potentiel minier du Cameroun », a révélé le consul honoraire Elias Pungong. 
Le respect des normes environnementales et l’apport des sociétés minières au développement des communautés locales ont aussi été abordés au cours des échanges. Et là encore, les participants ont été unanimes : « en l’absence de textes, difficile d’assurer le contrôle des cahiers de charges des entreprises.»  
 

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