COP 25 : objectif manqué à Madrid

La conférence climat de l’Organisation des Nations unies organisée dans la capitale espagnole s’est achevée dimanche sur un constat d’échec général.

Après deux semaines de négociations, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP25) organisée à Madrid en Espagne sous la présidence du Chili s’est achevée sans engagement concret de la part des grands pollueurs. Et le premier à monter au créneau pour le déplorer a été le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres. « Je suis déçu du résultat de la COP25. La communauté internationale a manqué une opportunité importante de montrer son ambition pour répondre à la crise climatique », a-t-il regretté dans un communiqué. Le même constat est fait par la jeune militante écologiste suédoise de 13 ans, Greta Thunberg, qui a une fois encore frappé les esprits durant les travaux. «Il semble que la COP25 soit en train de tomber en morceaux. La science est claire, mais la science est ignorée. Quoi qu'il arrive, nous n'abandonnerons pas. Nous ne faisons que commencer », a-t-elle tweeté. 
En effet, les délégués d’environ 200 pays n’ont pas réussi à s’accorder sur les règles des marchés internationaux du carbone, ultime volet du manuel d’utilisation de l’Accord de Paris en 2015. Il est question de limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales pour permettre aux pays qui parviennent à dépasser leurs réductions des GES à vendre des crédits à ceux qui ne sont pas capables de les atteindre. Tout comme il vise aussi à inciter les entreprises à adopter des pratiques écologiques responsables aussi bien en améliorant leur efficacité énergétique qu’en utilisant les énergies renouvelables. Les États-Unis dont prévu de sortir de l'Accord de Paris en novembre 2020, l’Australie, le Japon, l’Arabie saoudite et le Brésil ont opposé un refus à tout accord et ont plutôt exprimé des demandes jugées inacceptables par les autres participants. Pour la grande partie des participants à la COP25, il fallait éviter un mauvais accord sur les règles du marché du carbone imposées par ces pays.    
Au-delà de toutes ces divergences, la menace que représente le changement climatique guette la planète.  Selon des statistiques, au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, le mercure pourrait gagner jusqu'à 4 ou 5 °C d'ici la fin du siècle. Mais pour les écolo-optimistes, tout ne semble pas encore perdu malgré les réticences décriées. Désormais, tous les regards restent tournés vers la COP26 prévue en 2020 à Glasgow en Ecosse où l’on espère ramener les pays réfractaires à cet accord à de meilleurs sentiments.
 

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