Société

Recrutement spécial de 2 000 enseignants d’université : les clarifications du Minesup

Le ministre d’Etat Jacques Fame Ndongo était face à la presse mardi, 17 décembre 2019 à Yaoundé pour lever des malentendus qui entourent les modalités de cette première phase de l’opération.

Une sortie médiatique pour remettre les pendules à l’heure. La publication, le 13 décembre 2019, des noms des 1 237 candidats retenus à l’issue de la première phase de l’opération de recrutement spécial de 2 000 enseignants d’universités ordonnée le 13 novembre 2018 par le chef de l’Etat, Paul Biya, a suscité l’ire de certains candidats « malheureux ». Le Pr. Jacques Fame Ndongo, ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur était face aux femmes et hommes de médias, et face à quelques représentants des « indignés » mardi, 17 décembre 2019 dans son département ministériel. Question de clarifier les choses à propos des modalités de déroulement de cette opération ainsi que sur les résultats obtenus à ce jour.

Avant toute chose, le ministre d’Etat a tenu à préciser que les travaux ont été menés avec maestria, rigueur et méthode. De même, les listes publiées à ce jour par le président de la Commission de supervision sont le fruit d’un large consensus entre les enseignants d’une part, et les responsables administratifs d’autre part. Les recteurs et les Vice-Chancellors des universités ont également été invités à siéger au sein de ce comité technique afin de s’assurer que les intérêts de leurs universités sont bien défendus. Relativement aux modalités de cette opération, le ministre d’Etat souligne qu’elle a été encadrée par des textes particuliers qui sont venus compléter l’arsenal réglementaire.

L’on retiendra que l’âge, l’équilibre régional et les diplômes demandés (Doctorat ou PhD, entre autres), ont été sans équivoque. A en croire le Pr. Jacques Fame Ndongo, toutes les instances liées à ce recrutement ont effectivement siégé. Le Comité technique a tenu pas moins de cinq séances dans le but de procéder aux arbitrages nécessaires et se prononcer sur des requêtes des candidats, surtout au sujet de la clause relative à l’âge fixé par les instructions du président de la République, à savoir 45 ans au plus au 1er octobre 2019. C’est d’ailleurs la principale pomme de discorde. Pour ce qui est de l’équilibre régional, le ministre d’Etat a fait savoir que toutes les régions ont été représentées. Néanmoins il subsiste de grands écarts entre certaines régions et d’autres. « Vous verrez par exemple que le Nord est à 1,6 % alors que l’Ouest est à 35,2%. Cela est dû simplement au fait que le Nord avait très peu de candidats alors que l’Ouest en comptait beaucoup », a expliqué le patron de l’Enseignement supérieur.

Aux représentants des « indignés » qui manifestent depuis quelques jours, le Pr. Jacques Fame Ndongo a tenu à leur demander de prendre leur mal en patience. Dès le mois de janvier, sera lancée la deuxième phase de recrutement de 500 nouveaux enseignants. Tandis que la troisième phase se déroulera en 2021 et permettra de recruter 500 autres enseignants. Pour ceux qui ont passé l’âge, des recrutements ordinaires se font dans les huit universités d’Etat. Quant aux requêtes relatives au rabaissement de la limite d’âge et aux listes additives, le ministre d’Etat a promis de porter toutes les doléances à l’attention du président de la République.

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