Secteur informel : les bonnes affaires

L’effervescence dans les petits commerces et la diversification d’offres de service s’imposent dans les espaces publics de la ville de Yaoundé en cette période d’avant fêtes.

Il est désormais impossible de circuler dans la capitale, sans apercevoir les articles dédiés aux fêtes de fin d’année. La vente des jouets, sapins artificiels et autres objets de décorations n’est  plus seulement l’apanage des grands magasins. Élèves, étudiants et bien d’autres citoyens se livrent aux activités commerciales.  N’ayant pas de lieux de vente fixes, ces vendeurs ambulants occupent les abords des marchés, grands carrefours, bureaux et même certains domiciles pour proposer leurs produits aux potentiels clients. La plupart d’entre eux se sont adaptés aux tendances de la saison. C’est le cas de Marlaine Noubissi, qui a migré de la vente des oranges au commerce des jouets au carrefour Mvog-Mbi. Sa brouette autrefois remplie de fruits, présente depuis deux semaines des poupées, voitures, téléphones, pianos, ustensiles de cuisine et beaucoup d’autres gadgets. « En période de fête, ce sont les jouets qui passent le plus. Surtout avec le départ en congé des tout-petits de la maternelle où les cadeaux sont exigés. Généralement, j’installe dans l’après-midi pour éviter de payer les taxes en journée et éviter la confrontation avec la police municipale », confie-t-elle.
Dans les marchés Mokolo, Mfoundi et Essos, le secteur informel dicte sa loi. Les vendeurs de vivres frais, de vêtements et autres articles de circonstance rivalisent de propagande pour susciter l’achat. La chasse aux clients se fait avec des mélodies variées et bien d’autres techniques d’approche. Les bâches et autres « porte-tout » bien achalandés, ont littéralement envahi les trottoirs et les entrées des marchés, rendant ainsi la circulation difficile.
Certains vendeurs ambulants préfèrent se rendre en zone rurale, pour maximiser les bénéfices en cette période d'avant fêtes. C’est le cas de Gilbert Tsanga qui sillonne Ngona et Mbaasan, villages périphériques de Nkoabang, pour écouler sa marchandise. Sapins, vêtements pour enfants, guirlandes et jouets sont des articles qu’il propose aux femmes en zone rurale. Pour lui, c’est une période de vache grasse à capitaliser. « J’achète ma marchandise au marché central, puis je viens détailler dans ces villages. Les premiers jours, ma marchandise finissait à Ngona, mais ce samedi, j’étais obligé d’arriver ici à Mbaasan pour tout écouler. En zone rurale, je vends un article de 500 F à 2000 F, donc je ne perds rien », explique Gilbert Tsanga. En ville comme en campagne, chacun trouve décidément son compte.
 

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