Cemac : l’année s’achève sur des avancées

Mentionnées à Douala ce 18 décembre, à l’ouverture de travaux préparatoires du 10e Pref-Cemac prévu samedi.

45%de plus. Les réserves de change de la zone Cemac se sont accrues dans cette proportion entre fin novembre 2018 et fin novembre 2019. En valeur absolue, elles se situaient le mois dernier à 4.792,7 milliards de F. Des chiffres communiqués à Douala le 18 décembre, par le président de la Cellule de suivi du Programme des Réformes économiques et financières de la Cemac (Pref-Cemac). Antoine Ngakeni s’exprimait ainsi à l’ouverture de travaux préparatoires à la 10e session du comité de pilotage du Pref-Cemac – prévue ce samedi 21 décembre à Douala. Deux jours d’assises lancées en présence du gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua qui, comme une bonne partie de l’assistance, a été édifié sur les avancées enregistrées dans la sous-région, fruits de la réforme initiée par les chefs d’Etat en 2016 à Malabo. On apprendra ainsi que « la zone Cemac est sortie de la récession dans laquelle elle était plongée pendant deux ans ». Et que si son taux de croissance s’est établi à 1,7% en 2018, les projections tablent sur une croissance de 2,7% en 2019, et de 3% en 2020.

En ce qui concerne les marchés financiers, la première phase de la stratégie de fusion des deux bourses de la Cemac est terminée. Le marché financier régional, désormais unifié, comprend un régulateur unique (basé à Libreville), une bourse unique (basée à Douala), une banque de règlement unique, la Beac, etc. Antoine Ngakeni ajoutera que s’agissant de la libre circulation des personnes et des biens, « elle est en passe d’être effective ». A ce jour, poursuivra-t-il, tous les pays ont confirmé l’engagement d’appliquer la libre circulation intégrale en faveur de tous les ressortissants des Etats membres de la Cemac.

Cela dit, responsables politiques et experts s’accordent à reconnaître que la croissance économique retrouvée « est fragile et insuffisante pour soutenir les objectifs de développement durable et inclusif » des pays de la sous-région. Des défis cruciaux demeurent : renforcement de la politique fiscale ; résorption des arriérés de paiement ; exécution de mesures conduisant à l’amélioration de la qualité de la dépense publique… En outre, des difficultés persistent au niveau du rapatriement des recettes d’exportation et de la bonne application de la nouvelle réglementation des changes. « D’où la nécessité de poursuivre le dialogue avec toutes les entreprises exportatrices installées » en zone Cemac, a indiqué Antoine Ngakeni.

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