Chantal Edouarda, Hadja, Manuella, Danielle…: bébés et en pleine forme

En parfaite santé, ils sont 170 à avoir redonné le sourire à des couples infertiles. Ils communieront demain avec Mme Chantal Biya au Chracerh.

Le bilan après trois ans de Procréation médicalement assistée est plus que positif : plus de la moitié des couples infertiles ayant eu recours au Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (Chracerh) a pu connaître les joies de la naissance. Comment se portent ces enfants ? A la veille de la visite de l’épouse du président de la République, Mme Chantal Biya, au Chracerh, dans le cadre de la traditionnelle cérémonie de l’arbre de Noël, CT est allé sur les traces de ces bébés-éprouvette. Première escale : Sa’a, petite bourgade de la Lékié, région du Centre, dans la famille Belobo. A trois ans et cinq mois, Chantal Edouarda Belobo ne présente aucune différence de poids ou de taille avec les autres enfants du quartier, ou ses camarades de l’Ecole privée bilingue Les papillons du Magnificat. « C’est une enfant tout à fait normale. Elle fait parfois de petites maladies infantiles comme tous les autres enfants de son âge. Elle n’a aucun problème, aucun handicap », assurent ses parents. Extrêmement timide, Edouarda s’éveille en présence d’autres enfants dont elle affectionne la compagnie. « Elle ne nous parle pas beaucoup. Cependant, elle a une relation fusionnelle avec son père », affirme Mme Adèle Belobo. La vie de son époux, retraité, ne tourne qu’autour de la gamine. « Je me lève très tôt le matin, l’apprête, la nourrit et l’accompagne à l’école. Je vais également la chercher à la sortie. Edouarda ne veut pas que quelqu’un d’autre s’acquitte de ces tâches. Je le fais avec beaucoup de plaisir. Cette enfant m’a rajeuni et me donne une envie plus grande de vivre », avoue Edouard Belobo, le père de famille.

Côté développement verbal, moteur et quotient intellectuel : tout est également normal chez Edouarda, comme pour Hadja Mammadjam, trois ans cinq mois également, Danielle Djomo G., trois ans quatre mois, ou encore Manuella Kana, 14 mois vivant à Yaoundé. Alors que Manuella est en train de gagner en assurance dans la marche et se passionne pour les écrans comme tous les autres bébés, ses aînées s’éveillent à la lecture, l’écriture, aux chants et danses. Toutes sont scolarisées. « Edouarda a beau être très timide, elle est soigneuse dans son travail. Elle sait déjà écrire et colorie sans déborder : elle suit les instructions à la lettre. On dirait qu’à son âge, elle sait déjà exactement ce qu’elle veut », relève Mme Carine Amani Etémé, maîtresse de Moyenne section de la maternelle. De son côté, Hadja M. sait également écrire, compter, aime danser et parle couramment le foufouldé, sa langue maternelle. Espiègle, la gamine s’est affublée plusieurs petits noms : Hadja bonheur, Hadja sucré, Hadja miss, Hadja chérie… « C’est une enfant en parfaite santé depuis sa naissance. Elle aime jouer sur l’ordinateur et les jeux de construction. Avec elle, ça bouge tout le temps : elle est très amicale. Son arrivée a changé beaucoup de choses dans notre vie. Même nos noms ont changé : on m’appelle désormais le père d’Hadja », témoigne Aminou, le père de famille, visiblement très satisfait de sa petite fille.

Au quartier Obobogo, c’est une ère nouvelle dans la famille Kana, au propre comme au figuré, depuis le 31 octobre 2018. Date à laquelle leur tout premier enfant est venu au monde. La demeure rayonne d’une joie nouvelle et particulière. Le gai babillage du nourrisson accueille le visiteur sur le pas de la porte. Dans un coin du salon, des jouets ne passent pas inaperçus. La disposition des meubles a été revue pour faire de l’espace au bébé : Manuella a bien grandi. Le bambin qui affiche 14 mois au compteur, navigue incessamment entre les mains de sa génitrice et des visiteurs, imperturbable. De son regard doux, elle dévisage intensément tous ceux qui la prennent dans leurs bras. « Elle est très commode. Objet de curiosité depuis sa naissance, elle s’est habituée à voir du monde autour d’elle. C’est une star que les caméras et appareils photos n’impressionnent plus », relève sa mère, Mme Kana, dans un grand éclat de rire. C’est devenu quasiment sa marque de fabrique depuis l’arrivée de ce bébé. La mère et l’enfant ont développé une relation fusionnelle. Tétées, repas, jeux, visites, sorties rarement l’une sans l’autre, rythment leur quotidien. « On l’entend rire tout le temps, elle est très gaie. Ca se voit qu’elle est heureuse. On est très content pour elle », témoigne une voisine accourue au passage des médias.

Dernier arrêt : le quartier Mballa II à Yaoundé. A l’ouverture du portail, la petite Danielle Djomo court et tombe dans nos bras, enthousiaste. On dirait de vieilles connaissances. De retour de l’école, elle se détend devant un dessin animé à la télévision. « Elle est scolarisée depuis l’année dernière et est en Pre Nursery dans le système anglophone. Elle parle très bien, est très vaillante et retient bien ses leçons. Ses enseignantes l’apprécient beaucoup. Nous n’avons aucun souci de santé avec elle », assure Mme Christiane Guekap, la maman, infirmière de son état.

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