Fondation Chantal Biya : Engagement durable pour la mère et l'enfant

Le centre dédié à leur santé, créé par la première dame, est toujours aussi sollicité. Il ne connaît pas de répit, même à la veille de sa cérémonie de l’arbre de Noël.

Le Centre Mère et Enfant (CME) de la Fondation Chantal Biya (FCB) à Yaoundé, par une journée de décembre 2019. Nous sommes lundi, lendemain de week-end particulièrement long et éprouvant pour Esther Ngono, une mère de famille. Bravant la fraîcheur matinale, elle est parmi les tout premiers à franchir les grilles de l’hôpital ce matin. D’autres personnes manifestement mues par des urgences sont déjà installées. Il y a là des femmes enceintes, des mères et leurs nourrissons, ainsi que d’autres dames accompagnées d’enfants souffrants. Tous avouent qu’ils se sont pressés d’atteindre l’institution médicale les premiers, pour être rapidement reçus. C’est que le taux de fréquentation de l’institution ne cesse d’augmenter année après année. Les populations en ont conscience, mais ne savent pas toujours que cet hôpital ne ferme jamais. « Mon enfant fait de la fièvre depuis samedi. Je l’ai d’abord emmené au centre de santé de mon quartier parce que je ne savais pas que je pourrais trouver un médecin ici pendant le week-end. Vous savez que la plupart des hôpitaux tournent au ralenti pendant le week-end : même les équipes de garde font l’école buissonnière », relève Esther Ngono.

Il faut croire que cette mère de famille a réellement sous-estimé le dévouement du personnel soignant du centre. De l’accueil aux unités spécialisées, en passant par les box de consultation, médecins et infirmiers sont en place, malgré l’heure matinale. La propreté, elle, a été faite aux aurores : rien ne traîne. « Nous avons trois équipes de travail qui se relaient selon les créneaux horaires suivants : 7h30-12h30, 12h30-17h30, 17h30 jusqu’au matin », explique Mme Lucie Schouame, Coordinatrice générale des soins infirmiers. A la salle de triage, le rythme est effréné : des parents avec enfants malades poussent régulièrement la porte, déclenchant immédiatement le mécanisme de prise en charge. Les cinq préposés à la tâche s’activent pour les premières évaluations des petits malades. Dans le grand hall, les cinq box réservés aux consultations externes pour les cas non sévères se vident et se remplissent tout aussi régulièrement. A midi, les premiers arrivés le matin ont quitté l’hôpital depuis longtemps, mais on ne le dirait pas. Le rythme d’exécution semble satisfaire les nombreux usagers dans les couloirs de l’attente. Aux urgences, deux cas nouvellement arrivés sont en examen. Les prélèvements effectués sur eux sont rapidement envoyés au laboratoire, pendant qu’on essaie de les stabiliser. D’autres petits malades sont en observation dans les pièces attenantes. En hospitalisation, service de cardiologie dont le Pr David Chelo est responsable, des enfants internés jouent ensemble, signe que ça va mieux. Tout à côté, au service nutrition, sept cas d’enfants malnutris ne sont pas rassurants. Du lait thérapeutique leur est donné, et des conseils sur l’alimentation à leurs parents.

A tous les étages, l’hôpital a les allures d’une ruche. De petits malades gardent le lit, d’autres repartent chez eux avec le traitement approprié. D’autres encore viennent tous les jours, pour les séances de kinésithérapie, l’administration d’un traitement particulier ou des rendez-vous de contrôle. Leur ballet est incessant entre les différentes unités sollicitées. L’hôpital traite en moyenne 89 consultations par jour, avec des pics de 200 à certaines périodes, comme les lendemains de fête.

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