Terrorisme : le Burkina Faso endeuillé

Un décret du président Roch Marc Christian Kaboré interdisait toute manifestation festive hier et aujourd’hui après la mort de 42 personnes mardi au cours d’une double attaque dans le nord.

Le Burkina Faso observe depuis mercredi, 25 décembre 2019 un deuil national de 48 heures en la mémoire des 35 civils et des sept militaires tués au cours d’une double attaque perpétrée par un groupe armé mardi matin à Arbinda dans la province du Soum au nord du pays. Le président burkinabè a dans un décret, invité ses compatriotes à mettre les drapeaux en berne sur tous les édifices publics et dans les représentations du Burkina Faso à l’étranger. Roch Marc Christian Kaboré a par la suite indiqué que « les réjouissances populaires, les manifestations à caractère récréatif sont interdites » durant cette période. De sources militaires, un véhicule piégé a explosé après avoir foncé droit sur un détachement militaire. Par la suite, les assaillants ont ouvert le feu avec pour principale cible les populations dont la plupart étaient des déplacés internes venus trouver refuge à Arbinda, après des attaques terroristes de leur localité. Sur les 35 civils tués, 31 femmes. Dans un communiqué rendu public le 24 décembre dernier, l’armée burkinabè parle d’une attaque d’une « rare intensité » qui a duré plusieurs heures. « La détermination et l’audace des éléments du détachement, composé d’éléments des forces terrestres et de la gendarmerie, ont permis de neutraliser quatre vingt (80) terroristes. Une centaine de motos, de l’armement et des munitions en grande quantité ont également été récupérés. Une traque des terroristes qui ont dû battre en retraite face à la riposte des éléments du détachement a été entamée en coordination avec les forces aériennes », souligne le texte.

La tuerie de masse perpétrée à Arbinda par des hommes armés vient ainsi rallonger la liste des attentats terroristes au pays des hommes intègres. Le 1er décembre dernier, des hommes lourdement armés ont attaqué un temple protestant à Hantoukoura à l’est du pays, faisant 14 morts. En septembre, deux attaques contre un convoi de vivres destinés à des populations déplacées se sont soldées par une trentaine de morts. Selon des statistiques, ce sont plus de 570 personnes tuées depuis quatre ans et demi que le Burkina Faso est confronté à la vague terroriste souvent attribuée aux jihadistes affiliés à al- Qaida et au groupe Etat islamique.

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