5e Région militaire interarmées : les défis des nouveaux chefs militaires

Le Mindef prescrit aux nouveaux commandants de la 5e région militaire interarmées, de la 5e région de gendarmerie et de la 51e brigade d’infanterie motorisée de nettoyer les bases des rebelles sécessionnistes.

Après l’ambiance mortifère de la veille pour cause de « ghost town », la ville de Bamenda vit une certaine frénésie en ce mardi, 24 décembre 2019. A la veille de Noël, les différents marchés de la ville, (main market, food market,  Nkwen market)….grouillent de monde. Chacun voudrait profiter de cette trêve pour faire ses emplettes pour la fête. Sur les édifices, les traces de la guerre sont visibles.  L’armée et la  police quadrillent les endroits réputés dangereux. C’est dans ce climat de tension que le général de brigade Nka Valère, le général de brigade Ekongwese Divine Nnoko et le colonel Matiang Charles Alain, respectivement commandant de la cinquième région militaire interarmées, commandant de la cinquième région de gendarmerie et commandant de la 51e Brigade d’infanterie motorisée  ont été installés mardi dernier dans leurs nouvelles fonctions, à la place de fêtes de Bamenda, située à Commercial Avenue par le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Jospeh Beti Assomo.
Dans cette unité de commandement territorial militaire qui couvre les régions administratives de l’Ouest et du Nord-Ouest avec poste de commandement à Bamenda, le défi sécuritaire reste marqué par les velléités sécessionnistes et les attaques des groupes armés. Le Mindef a demandé aux trois nouveaux chefs militaires de mettre un terme rapidement aux exactions des bandes armées et des hors-la-loi « en nettoyant les bases des rebelles sécessionnistes et des bandes armées signalées çà et là ».  Ces « nouveaux hommes » devront mutualiser leurs moyens avec ceux des autres forces de sécurité « pour mettre hors d’état de nuire les groupes armés qui profitent de convulsions socio politico-sécuritaires pour se livrer à leur sale besogne ». S’adressant particulièrement au nouveau commandant de la cinquième région militaire interarmées, le ministre a souligné que le président de la République demande qu’il mette tout en œuvre pour établir des conditions favorables pour un déroulement harmonieux des élections municipales et législative du 9 février prochain. Comme il l’a dit partout ailleurs, les chefs militaires doivent être proches de la troupe et veiller à ce que les droits des soldats leur soient versés à temps et intégralement.
Le général Nka Valère est issu de la promotion « Martin Paul Samba » de l’Emia. Avant sa récente nomination, il était commandant de la brigade du Quartier général à Yaoundé. Il remplace à ce poste le général de brigade Agha Robinson Ndong muté à la tête de la troisième région militaire interarmées à Garoua.
Pour sa part, le général de brigade Ekogngwese Divine Nnoko est un produit de la promotion « 6 novembre 1982 ». Il était jusq’au 5 décembre 2019,  commandant de la troisième région de gendarmerie à Garoua. Il remplace le général de brigade Essoh Jules César porté à la tête de la quatrième région de gendarmerie à Maroua.
Quant au colonel Matiang Charles Alain, il est lauréat de la promotion « Intégrité territoriale » de l’Emia. Il était jusqu’ici le chef d’état-major de la troisième région militaire interarmées. Il remplace le colonel Mpans Ndjem Michel nommé à la tête de la brigade du quartier général à Yaoundé.
Cette cérémonie de prise d’arme s’est déroulée en présence du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, élite du Nord-Ouest et du gouverneur de la région de l’Ouest, Augustine Awa.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category