Lendemain de fête : reprise timide des activités

Beaucoup ont eu de la peine à renouer avec leurs occupations professionnelles habituelles après les festivités de mercredi

De longues files de véhicules, des coups de klaxons incessants, des motocyclistes se faufilant entre les voitures… Voilà les scènes de vie habituelles des rues de Yaoundé, les jours ouvrables. Mais jeudi, 26 décembre 2019 lendemain de la fête de Noël, la situation était complètement différente. A 8 h, le trafic était fluide. Situation observable un peu partout à travers la ville.

Dans les administrations, tout allait au ralenti. Devant les ascenseurs du ministère de l’Enseignement supérieur, juste quelques usagers. Généralement à 11h, c’est la foule en ces lieux. Mais ce 26 décembre 2019, les bureaux ne font pas le plein. « Il y a pourtant une continuité du service public, malgré les pesanteurs liées à la célébration de la fête de la Nativité », réagit Aubin Medou, en service à la Cellule de communication de ce ministère. Dans un ministère attenant, un employé attend de rencontrer son supérieur hiérarchique pour obtenir l’autorisation de rentrer, alors qu’il n’est pas encore 13h. « Je ne me sens pas bien », lance-t-il à son collègue qui se fend d’un fou rire. « Travailler le lendemain de la fête, n’est certainement pas du goût de tous. La preuve, plusieurs collaborateurs ne sont pas encore là alors qu’il est plus de 10h », déplore Arsène E, cadre. Dans la plupart des administrations publiques, c’était le service minimum. Les halles et bureaux étaient moins animés qu’à l’accoutumée. Les employés présents au travail assuraient que c’est par conscience professionnelle qu’ils se sont fait violence pour s’arracher du lit.

Même au niveau de l’Immeuble rose. Habituellement animé par commerçants, fonctionnaires et usagers, il était presque vide hier matin. Seulement quelques rares tenancières de gargotes ont tenu à servir leur clientèle. « Je viens travailler le lendemain de la fête parce que mes clients souffriraient un vrai calvaire si je ne venais pas. Il est difficile de trouver à manger ce jour parce que les gens sont toujours dans la mouvance de la fête. Mais je viens pour faire plaisir aux clients et pour faire de bonnes affaires aussi, car je sais par expérience que la demande sera grande car il y a peu de personnes qui vendent aujourd’hui », explique une tenancière de gargote. Au marché Mvog-Mbi, quelques vendeuses sont en poste, mais les acheteurs se font désirer. « On comprend. Il ya encore les restes dans les réfrigérateurs. Espérons que l’activité commerciale reprendra comme d’habitude », justifie une commerçante. Même dans les boulangeries, les stations service, les supermarchés, où le même air de fatigue souffle.

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