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Lutte contre le terrorisme au Sahel : le Sahel, parent pauvre

Pour de nombreux observateurs avertis, il est impératif que la communauté internationale prenne le problème à bras le corps

« Nous sommes à un tournant décisif » où la communauté internationale doit montrer son soutien au Sahel, a déclaré en novembre 2018, le Haut-Représentant de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel, l’ancien président burundais, Pierre Buyoya. Il était préoccupé par les défis multiformes et la propagation de l’insécurité au Sahel et s’associait ainsi à l’appel lancé lors du Sommet de l’Union africaine de janvier 2018 par les dirigeants de la région pour que la force conjointe du G5 Sahel soit placée sous un mandat du chapitre VII de la Charte des Nations unies et bénéficie d’un financement adéquat. Depuis lors, la situation s’est empirée. Pendant que les stratégies internationales non coordonnées se multiplient, les groupes terroristes arrivent à étendre leur champ d'action. De leurs côtés les Etats concernés sont faibles et manquent de moyens. De plus en plus d’observateurs appellent à un changement de stratégie pour rendre la question du terrorisme au sahel plus globale. 
C’était le cas lors du forum sur la paix et la sécurité en Afrique qui s’est tenu à Dakar en novembre dernier où Jean-Claude Félix-Tchicaya, chercheur à l’Institut de prospectives et sécurité en Europe, spécialiste du Sahel, qualifiait la stratégie actuelle d’« usée jusqu’à la corde ». Faut-il le dire, d’aucuns remarquent qu’il a fallu attendre la montée en puissance du terrorisme avec la série d’enlèvements et d’attentats, pour que la communauté internationale s’intéresse à la question du Sahel. Il y a là-bas, des problèmes économiques, d’éducation, de santé sur lesquels s’appuient les groupes terroristes. 
 

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