Prise en charge gratuite du VIH : c’est effectif dans le Littoral

Le Sg des services du gouverneur, Thierry Ki-Nou Nana, a présidé l’atelier d’information et de sensibilisation y relatif vendredi à Douala.

A l’instar de celles vivant dans les autres régions du pays, les personnes vivant avec le Vih (PVVIH) du Littoral sont désormais exemptes des paiements directs. L’annonce a été faite le vendredi 10 janvier dernier par le coordonnateur du groupe technique régional de lutte contre le Sida du Littoral (GTR-LT), Dr Victorine Noëlle Nicole Ngo Ntamak Yongui.
Selon le GTR-LT, le Cameroun compte plus de trois mille personnes vivant avec le Vih et sous antirétroviraux. La région du Littoral totalise 20% du chiffre national. « Nous avons identifié 14 services qui jusqu’ici étaient normalement payants pour les PVVIH. Certains de ces services, tels que la dispensation des antirétroviraux, les médicaments des infections opportunistes, étaient déjà gratuits. Maintenant le dépistage sera gratuit pour la population générale, la première consultation prénatale des femmes enceintes, les deuxième, troisième et quatrième consultations prénatales seront gratuites pour les femmes enceintes vivant avec le VIH », a précisé Dr Victorine Noëlle Nicole Ngo Ntamak Yongui.
De manière concrète, il s’agit de l’exemption des paiements des frais directs, du dépistage, du suivi biologique et la prise régulière des médicaments. Par cette mesure, le gouvernement veut atteindre au moins 90% de PVVIH dépistées, 90% desdites personnes prises en charge et 90% ayant une charge virale indétectable. La région du Littoral devra s’efforcer de contribuer à l’atteinte de ces objectifs nationaux, elle qui a enregistré un taux d’enrôlement de 85% de PVVIH et mises sous antirétroviraux depuis la décision de la gratuité de ce médicament en 2007.
L’exemption des paiements directs qui date d’avril 2019 est la réponse aux barrières financières auxquelles étaient confrontées les personnes infectées. « Cette mesure est une action forte du gouvernement qui vise à réduire à leur plus simple expression les limites d’accès à cette prise en charge par les personnes les plus démunies et les plus vulnérables. C’est d’ailleurs à notre sens l’une des mesures-phares de la phase pilote de la couverture santé universelle », a souligné Thierry Ki-Nou Nana.
 

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