Nécrologie : le 7e art dit au revoir à Alain Fongue

Disparu le 14 décembre 2019 des suites d’un accident de la circulation, le cinéaste camerounais a été inhumé samedi dernier à Bandjoun.


Vedettes du cinéma, de la musique et de la télévision en larmes. Des centaines de personnes en émoi, entourant un cercueil blanc sur lequel est dessinée une bobine. C’était l’ultime hommage que les proches et collègues du regretté cinéaste Alain Fongue lui ont rendu. C’était le 10 janvier dernier à la morgue de l’Hôpital gynéco-obstétrique de Ngousso. Ses obsèques se sont achevées le lendemain avec son inhumation à Bandjoun. Le réalisateur, monteur et producteur audiovisuel camerounais a été arraché à la vie au soir du 14 décembre dernier. 
Sur les réseaux sociaux, amis, familles et collègues ont tenu à saluer sa mémoire dès l’annonce de la triste nouvelle. C’est le cas du réalisateur et promoteur du festival Ecrans Noirs, Bassek ba Kobhio. Il est revenu sur sa première rencontre avec son ancien collaborateur et relaté comment il l’avait déniché du Pmuc pour les Films Terre Africaine.  « A Ecrans noirs, à Terre Africaine, nous sommes en deuil. Cette fin d’année sans toi aura un goût bien étrange. Bien amer », a-t-il déclaré sur la page Facebook du festival dont il tient les rênes. C’est donc un professionnel du 7e art et de la télévision pétri de talent et d’expérience qui s’est éteint. 
Né le 16 septembre 1969 à Foumbot dans la région de l’Ouest, Alain Fongue a obtenu son Cepe à l’Ecole publique de Bandjoun, puis le Bepc au Collège Meyong Meyenne de Yaoundé avant le Collège de la Retraite où son parcours sera sanctionné par un Baccalauréat B en 1992. 
Avant de se lancer au cinéma, il a été tour à tour monteur à la Générale Distribution Boisson de 1998 à 2002, chef de production aux Films Terre africaine, monteur au Tribunal pénal international pour le Rwanda de 2014 à 2015. Ceci, avant de mettre sur pied sa maison de production Mam and Pictures Films en 2015.  Au cinéma, on lui doit « A la recherche des pangolins », « Les pygmées Bakas », « Les docteurs Baskuru », « Les 9 vies de Roger Milla » et de nombreux courts métrages de fiction dont deux en postproduction au moment de son décès. C’est lui qui a également monté « Le silence de la forêt » de Bassek ba Kobhio et Didier Ouénangare. Il a également réalisé 50 spots publicitaires pour des entreprises de la place, ainsi que les émissions « Carrière » et « Stratégies », diffusées sur Canal 2 international. Sans oublier « Diaspo Foot ». Alain Fongué laisse une veuve et quatre enfants.
 

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