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Procès en destitution de Donald Trump : débats houleux au Sénat

Arguments et contre-arguments s’entrechoquent entre démocrates et républicains autour de la demande de disgrâce du président des Etats-Unis.

Après un interminable marathon mardi, le procès en destitution de Donald Trump s’est pour- suivi hier au Sénat avec le tour de parole accordé aux démocrates qui mettent en accusation le président des Etats-Unis. Ces derniers ont jusqu’à demain pour motiver leurs charges contre le numéro un américain, accusé d’avoir conditionné une aide militaire à l’Ukraine et une invitation à Washington de son président, Volodymyr Zelensky, à l’ouverture d’enquêtes par Kiev visant ses adversaires politiques, dont l’ancien vice-président américain, Joe Biden, l’un des favoris des primaires chez les démocrates en vue de la présidentielle du 3 novembre 2020. La défense prendra le relais le lendemain pour faire valoir ses arguments devant John Glover Roberts, président de la Cour suprême des Etats-Unis. Dans leur déclaration préliminaire à l’ouverture de ce procès, les démocrates, sous la férule de leur leader au Capitole, Chuck Schumer, ont d’entrée de jeu accusé le locataire de la Maison blanche de fourberie. « Que cherchent-ils à cacher ? Si le président est innocent, pourquoi s’opposer à la divulgation des faits ? », s’est interrogé ce dernier. A sa suite, Adam Schiff, sénateur démocrate, chargé de porter l’accusation, reproche au camp adverse d’organiser un « procès truqué » au Sénat. « C’est parfait ! Il est donc parfaitement normal de tordre le bras d’un allié en gelant une aide militaire pour obtenir un coup de pouce afin de tricher lors de la prochaine élection», a-t-il lancé. « Le président se soustrait à toute responsabilité et se place au-dessus des lois : il ne peut pas être inculpé, il ne peut être destitué. Cela en fait un monarque, exactement le danger contre lequel est censée nous protéger la Constitution », a-t-il martelé. Majoritaires au sein de la Chambre haute des représentants avec 55 sénateurs sur 100, les républicains, conduits par Pat Cipollone, conseiller juridique de la Maison blanche, ont répliqué en disant que leur champion n’avait « rien fait de mal ». Ce dernier a fait savoir que les griefs d’« abus de pouvoir » et d’« entrave au Congrès » sont « non seulement ridicules, mais aussi dangereux pour notre République ». Donald Trump, troisième président américain mis en accusation après Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1999, deux présidents démocrates, qui ont bénéficié chacun d’un vote favorable, est sûr de se tirer d’affaire. Même si dans le camp des ré- publicains toutes les inquiétudes résident encore sur le choix que pourraient opérer les quelques sénateurs modérés qui risquent de réserver bien des surprises dans les prochains jours.

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