Campagne électorale : le financement public est là

A travers un communiqué de presse hier, le Minat, Paul Atanga Nji, a annoncé la disponibilité de l’appui prévu par la loi.

Quatre jours après le début de la campagne électorale, toutes les attentions des responsables des formations étaient tournées du côté du ministère de l’Administration territoriale. Elles attendaient notamment l’annonce relative au déblocage des fonds destinés au financement de la campagne électorale. Appui prévus par la loi portant Code électoral en son article 285. Hier, le ministre Paul Atanga Nji a rendu public un communiqué qui indique la disponibilité de cette dotation. Les partis politiques en lice pour le double scrutin législatif et municipal du 9 février prochain sont attendus ce jour, « pour décharger les montants respectifs de la première tranche » de ce financement.

Cette annonce du ministre Paul Atanga Nji intervient alors que les partis politiques étaient déjà confrontés à l’équation du financement. En effet, quelques semaines avant l’ouverture de la campagne électorale, Denis Emilien Atangana, président du Front des démocrates du Cameroun (FDC) lançait une levée de fonds en vue du financement de cette phase du processus électoral. Sur sa page Facebook, le jeune responsable politique, tête de liste aux municipales dans la commune de Monatélé indiquait le bienfondé de cette opération. Joint hier en mi-journée, il indiquait que l’opération a en effet porté quelques fruits. Outre cette levée de fonds, « il y a des contributions au sein du parti. Nous avons également des amis qui nous apportent leurs contributions », fait-il savoir. Comme le FDC, la plupart des partis politiques engagés dans le cadre du double scrutin attendu ont dû mettre en place des stratégies pour financer leurs activités. « Nous avons des militants qui cotisent, de même que les élus », précise pour sa part Em manuel Ntonga, président régional section RDPC du Mfoundi V et du SDF pour le Centre et tête de tête de liste de cette formation liste de cette formation politique politique à la commune de aux législatives du 9 février pro Yaoundé V. « Chaque candidat chain dans le Mfoundi. «Nous tour nons à 150 000 F de besoins fi nanciers par jour qu’il faut bien trouver. Les régions qui sont les doit donner 500 000 F » lâche celui qui est également tête de liste de cette formation politique aux municipales pour la conquête mieux loties en élus sont plus nan de la mairie de Yaoundé V. ties financièrement et il arrive Sur l’utilisation de ces fonds, tous même que certaines nous viennent s’emploient à reconnaître qu’ils en appui », lâche-t-il dans un sou rire. Tête de liste de l’Union démocra tique du Cameroun (UDC) pour la commune de Bangourain dans le Noun, Youmo Koupit Adamou abonde dans le même sens. « Nous avons des contributions des mili tants et des candidats », avance t-il. Chacun de ceux retenus pour faire partie de la liste des candidats aux municipales ici doit débourser servent à la logistique dans l’or ganisation des meetings, aux dé- placements des équipes sur le ter rain, à l’achat des gadgets. Comme indiqué plus haut, la loi portant Code électoral a prévu un finan cement des campagnes électorales et référendaires. Les mêmes dis positions légales précisent que « la première tranche est servie, après la publication des listes de candidats, à tous les partis poli de ce type de financement, cer rales ». En clair, il sera fonction du nombre de listes retenues, et par élection. taines formations politiques ont vu plus grand. « Nous avons fixé 60 000 F « et ça se passe plutôt bien », ajoute le membre du Bureau politique de l’UDC. S’agissant un taux de contribution pour les candidats aux municipales », lance Augustin Balla, président de la tiques au prorata des listes pré- sentées et acceptées dans les différentes circonscriptions électo

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