Société

Enfants réfugiés dans l’Adamaoua:207 registres d’actes de naissance offerts

C’est un geste du HCR au Bunec en présence du gouverneur Kildadi Taguieke Boukar jeudi, 30 janvier à Ngaoundéré.

Plus de 90 000 personnes parmi lesquelles plus de 40 000 enfants ne disposent pas d’actes de naissance dans la région de l’Adamaoua. Ce sont des statistiques obtenues auprès de l’antenne régionale du Bureau national de l’état civil (Bunec) pour la région de l’Adamaoua. Et parmi ces personnes dépourvues d’actes de naissance, on y retrouve des enfants réfugiés installés dans cette partie du Cameroun. Face à cette situation préoccupante, le représentant du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR), Jean Bosco Rushatsi a mis à la disposition du chef d’antenne régionale du Bunec pour l’Adamaoua, 207 registres d’actes de naissance jeudi, 30 janvier dernier à Ngaoundéré. C’était en présence du gouverneur Kildadi Taguieke Boukar.

Pour le HCR, cet appui va faciliter l’enregistrement à l’état civil des enfants des réfugiés dans cette région et ceux des communautés qui les accueillent. Cette initiative vise également à prévenir les risques d’apatridie qui est une composante essentielle du mandat du HCR tel que conféré par l’Assemblée générale des Nations Unies. « Cet appui leur offre l’opportunité de disposer des documents leur permettant non seulement de s’inscrire à l’école mais aussi de prouver leur nationalité dans leur pays d’asile ou d’accueil pour ce qui est des refugiés », a expliqué le représentant du HCR. Un geste qui tombe à pic pour le Bunec. « Nous allons déposer ces registres dans toutes les mairies afin que les enfants puissent se faire enregistrer à leur naissance. Le Bunec travaille à ce que les habitudes changent en collaboration avec le ministère du Développement local, le Minjustice, les formations sanitaires. Ce qui fait que certains frais sont exonérés. Il y a des efforts et un changement sur le terrain même si quelques difficultés persistent », a confié le chef d’antenne Charles Roger Atangana. Grâce à ce don, l’exil ou l’éloignement des centres administratifs ne constitueront plus des freins à l’établissement des actes de naissance dans la région du château d’eau du Cameroun.

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