Exploitation du rutile : L’exploration lancée à Akonolinga 

Le secrétaire d’Etat au ministère des mines était récemment sur le site où travaille déjà la société française Eramet. 

Il y a quelques semaines, Fuh Calistus Gentry, secrétaire d’Etat au ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt) s’est rendu à Akonolinga pour le lancement officiel de la phase d’exploration du rutile par la compagnie minière française Eramet.  Une belle occasion pour mieux faire connaître au grand public ce sable minéralisé nécessaire à la production des pigments et à la fabrication des peintures ainsi que des cockpits d’avion à travers le titane qu’il contient.  Avec un gisement estimé à près de trois millions de tonnes, le Cameroun possède le deuxième réservoir mondial de rutile, dont 500 000 tonnes localisées à Akonolinga. Ce projet prévu s’étaler sur une durée de trois années comprises entre 2019 et 2023 a pu voir le jour grâce au gouvernement camerounais qui a octroyé en novembre 2019, cinq permis de recherche à la compagnie française Eramet. Pour le secrétaire d’Etat, « il s’agit d’un projet direct générateur d’emplois ».
Cette phase d’exploration renfermant un bornage de concession de 2500 km2 se déploiera sur 160 km le long du fleuve Nyong. La visite du site d’exploration située à une dizaine de kilomètres du centre urbain d’Akonolinga, dans une zone marécageuse asséchée, a permis  à Fuh Calistix Gentry de constater l’immensité de la tâche déployée par les techniciens à l’ouvrage. Pour Philippe Gunderman, directeur de stratégie exécutive chez Eramet, « la sondeuse de très petite taille qui est un bijou technologique de dernière génération, permet de respecter les normes environnementales. De même qu’il est pris en compte une responsabilité sociétale d’entreprise en faveur des populations ». Des mesures qui rentrent dans le cahier de charges signé entre les deux parties en décembre 2019.  Dans cette lignée, une grille d’indemnisation a été mise en place en faveur des populations impactées par ledit projet parallèlement aux concertations enclenchées avec les autorités traditionnelles et les communautés locales.  Eramet-Cameroun entend ainsi mener à bien cette première phase cruciale d’exploration qui devrait se couronner en 2023 par une licence d’exploitation.  
 

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