France-Cameroun : la coopération universitaire passe un cap

Un accord-cadre signé hier à Yaoundé, entre la Conférence des institutions universitaires et la Conférence des présidents d’université de France.

C’est un ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur visiblement satisfait qu’on retrouve au terme de cette importante audience. Hier à Yaoundé, pour formaliser une vieille et fructueuse collaboration universitaire franco-camerounaise, il a suffi de près de deux heures. Les échanges se sont déroulés entre la délégation camerounaise conduite par le Pr. Jacques Fame Ndongo et constituée de responsables d’universités et de grandes écoles, et l’équipe française, menée par Christophe Guilhou, ambassadeur de France au Cameroun, qu’accompagnait Jean-Luc Nahel, coordonnateur des activités internationales de la Conférence des présidents d’universités (CPU) de France, ainsi que d’autres responsables. En effet, la France héberge près de 10 000 étudiants camerounais, avec près de 2 000 nouveaux apprenants chaque année.
Dans les détails, l’accord-cadre signé hier a une durée de cinq ans. Il a, entre autres pour objectif, d’encourager et de faciliter les échanges entre les universités publiques camerounaises et françaises, en matière de gouvernance universitaire, d’enseignement et de recherche. Il vise aussi à appuyer les programmes conjoints de gouvernance universitaire répondant aux intérêts des deux parties. L’organisation des colloques, réunions et rencontres scientifiques en fait également partie. Après avoir paraphé les documents pour le compte de la Conférence des chefs des institutions universitaires du Cameroun (Conciu), le Pr. Adolphe Minkoa She, par ailleurs recteur de l’Université de Yaoundé II, a indiqué que c’est une convention cadre qui met en place un dispositif permettant de développer la coopération de longue date qui existe entre les universités françaises et camerounaises. 
En réalité, il s’agit d’une espèce d’actualisation et de formalisation d’une coopération ancienne. D’après lui, elle sera bénéfique pour les universités camerounaises à plus d’un titre. « Nous allons explorer des modalités nouvelles, parce qu’il y a des exigences nouvelles en termes de développement de l’enseignement supérieur aujourd’hui, notamment en ce qui concerne la formation doctorale, le numérique, l’entrepreneuriat et l’employabilité qui sont des problématiques partagées par les universités camerounaises et françaises. Cet accord va nous permettre d’échanger les expériences, d’améliorer aussi bien nos offres de formation que ce que nous pouvons apporter comme appui au gouvernement en termes de compétence et d’expertise », a-t-il développé. Selon Jean Luc Nahel, « la plupart des universités ont les mêmes thèmes de réflexion. De nombreux champs s’offrent à nous et il est important tant pour la France que pour le Cameroun, de les mettre en commun et tirer partie de nos expériences individuelles. » 
 

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